Marie livre en l’Annonciation le combat déterminant de sa vie. Ève avait échoué à respecter le don de Dieu, Sarah ne s’était pas abandonnée à l’action de Dieu, mais Marie, humble et obéissante, prononce le fiat de la victoire. La Vierge passe paisiblement du désir du salut, lequel explique sa consécration dans la virginité, au désir du Sauveur, lequel l’ouvre à la maternité divine. Voici la servante du Seigneur.

Joseph aussi fut confronté à ce passage, comme nous le sommes tous. Il eut à passer du désir du salut, qui le consacre au service de la virginité de Marie, au désir du Sauveur, qui lui fait prendre Marie chez lui, serviteur de sa maternité et de la croissance de l’Enfant.

Ainsi accueillons-nous la sanctification : en acceptant d’être le serviteur inutile. Serviteur de Jésus et de Marie, à l’école de Joseph. Accueillir le salut, on l’oublie trop souvent, ne consiste pas à accueillir une certaine perfection pour nous-mêmes, mais consacre notre vie à l’enfantement du Christ en nous et en nos frères.

Saint Joseph, apprenez-nous à vous ressembler.