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Saint Joseph, interprète de Dieu

L’éducation que saint Joseph offrit à l’enfant Jésus n’était pas un travail de répétiteur. Il est vrai qu’une part de l’apprentissage de la Loi consiste en une transmission du corps de la lettre (cf. Dt 17,18-19), mais aucun père n’est cantonné au rôle de copiste, selon ce que dit le prophète : « le père à ses enfants montrera ta fidélité » (Is 38,19).

Ajoutons que saint Joseph, dans le silence qui est sa vie intérieure, contemple le mystère dont il reçut la révélation : l’enfant Jésus est l’Emmanuel, « Dieu avec nous » (Mt 1,23). La Loi, les prophètes, les psaumes, toute l’Écriture se révélait alors porteuse d’un sens inconnu jusqu’alors. L’Emmanuel éclaire le monde de sa lumière (cf. Jn 1,4) et ouvre saint Joseph à une lecture inédite du récit de l’histoire d’Israël.

D’un seul cœur, Marie et Joseph partageaient les fruits bénis de leur méditation. Bien avant la contemplation de saint Jean, éclairé par Marie dans le foyer d’Éphèse, saint Joseph, initié par Marie dans le foyer de Nazareth, découvrait la vie trinitaire : le Saint-Esprit qui couvre de son ombre, le Père qui donne la vie, le Fils qui vient pour tout sauver. « Au commencement était le Verbe » (Jn 1,1). Il était là, devant eux, l’Emmanuel.

Marie et Joseph découvraient aussi la passion, terrible, et la résurrection, mystérieuse. Siméon et Anne, la Loi et les prophètes enseignaient encore à Joseph le chemin de croix dont l’annonce rebuterait les apôtres trente ans plus tard. Comme la Vierge dans le Magnificat, bien avant Jean-Baptiste sur les bords du Jourdain, saint Joseph eut à interpréter toutes les lumières qu’il recevait sur l’enfant afin de désigner l’Agneau. Joseph, cependant, désignait l’Agneau à lui-même, de telle manière que l’Enfant se reconnut.

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