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Jésus n’a qu’un seul père

La généalogie patriarcale en saint Luc intrigue lorsqu’elle précise : « Jésus avait environ trente ans ; il était, à ce que l’on pensait, fils de Joseph » (Lc 3,23). De là l’idée que saint Joseph n’aurait de la paternité que les apparences. Elle serait une image que l’on se fait, de l’extérieur. Pour faire bonne mesure, on remarque aussi la mise en garde du Seigneur : « Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux » (Mt 23,9). Cependant, Jésus ne remet pas en question une relation défendue par la Loi : « Honore ton père » (Ex 20,12). En outre, les contemporains de Jésus n’étaient pas les seuls à voir en saint Joseph le père de Jésus : la Vierge Marie désigne Joseph à Jésus comme son père : « ton père et moi » (Lc 2,48). Enfin, Jésus lui-même choisit saint Joseph pour père (cf. Lc 2,51).

On peine à unifier ce bouquet de versets tant qu’on ignore le cœur de saint Joseph. Un « cœur de père » affirme le pape François. Un cœur qui a tout offert, qui a tout sacrifié à l’Incarnation rédemptrice, un cœur de serviteur qui n’a jamais rien refusé à Dieu et qui a tout donné. Joseph a un cœur de père parce qu’il est le serviteur inutile des évangiles. Sa manière de servir, sa façon d’être fils de Dieu, est d’exercer la paternité confiée par le Saint-Esprit sur le Verbe Incarné. Saint Joseph comprend qu’être père est être « gardien du rédempteur », explique saint Jean-Paul II.

C’est ainsi que saint Joseph rappelle à tout père que chaque enfant est avant tout enfant de Dieu, que toute paternité est un service destiné à préparer l’enfant à reconnaître et à accomplir sa vocation propre. Saint Joseph rappelle qu’un cœur de père rend naturelle cette prière du fils : « Notre Père, qui es aux cieux » (Mt 6,9).

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