Pensée 281

Le roi David, au terme de sa vie, désigne Salomon comme son successeur. L’enfant monte sur le trône et son père s’exclame : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël ! » (1R 1,48).

Zacharie, à qui on présente Jean, son fils nouveau-né, fut saisi par l’Esprit-Saint. Étonnamment, son cœur de père s’oriente d’abord vers la maison de David, il se réjouit d’abord pour ce qui est encore invisible et il prophétise qu’un enfant-roi sera bientôt intronisé : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël » (Lc 1,68). En désignant le fils de la promesse, en s’exprimant comme David l’avait fait, Zacharie montre que la paternité peut être une mission partagée car un seul est l’Origine et le Père.

Jésus appelait saint Joseph son père, mais l’évangile ne donne pas ce titre à l’époux de Marie. L’Écriture montre en effet que d’autres, le temps d’un cantique (Zacharie) ou à l’heure des funérailles (Joseph d’Arimathie, cf. Lc 23,53), ont participé à la paternité sur le Messie. Ne craignons donc pas de reconnaître saint Joseph comme père de Jésus : il ne saurait rivaliser avec l’Éternel, il tient humblement sa place dans la révélation du Père, à travers lui la Providence exerce l’unique paternité.

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