Égrainer le rosaire n’est pas dévaler les montagnes russes. On ne passe pas de la joie extrême à la tristesse profonde. Joyeux, glorieux ou lumineux, les mystères sont tous sertis dans la douleur du sacrifice : sacrifice non sanglant à la Présentation, sacrifice total à la Cène, sacrifice consommé à la Crucifixion. Entre tous, les mystères glorieux sont les plus douloureux : il s’agit de mourir à soi pour s’abîmer en Dieu.

Ainsi saint Joseph apparaît-il comme le meilleur pédagogue de cette prière mariale. L’époux de Marie se tient en effet caché dans l’obscurité de Dieu, laquelle est la plus profonde lumière de la gloire, prouvant qu’il est entré mieux que quiconque dans les mystères glorieux.