Rappelons-nous comment saint Joseph est introduit dans l’évangile : au terme d’une longue généalogie. Le saint patriarche est d’emblée le témoin de la fidélité de Dieu. Au long des âges, l’Éternel n’a pas oublié la Promesse, il n’a pas fléchi dans sa volonté de sauver tous les hommes. Dans une patiente continuité, le Seigneur a préparé l’entrée de tout l’Ancien Testament dans le Nouveau, l’entrée de l’humanité entière dans le mystère du salut. Saint Joseph en est le porche et le portier.

Entrer dans l’Évangile, entrer en carême, entrer dans la Sainte Famille, tout cela constitue l’espérance chrétienne. Au seuil du Nouveau Testament, la figure de saint Joseph rayonne par son humilité et sa discrétion, elle témoigne qu’on ne rêve jamais assez grand, qu’on n’espère jamais trop.

« Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Mt 14,31). Saint Joseph est la réponse de Dieu à tous les doutes et toutes les infidélités des hommes, depuis Sarah qui rit à l’idée qu’un fils puisse être donné jusqu’à saint Pierre qui ne croit pas pouvoir traverser les eaux de la mort avec Jésus.

Saint Joseph, fortifiez notre foi, faites grandir en nous l’espérance !