À genoux devant la crèche, on voit Marie et Jésus. La Vierge et l’Enfant. Il n’y a rien d’autre à contempler. Rien d’autre à adorer et à recevoir. Ne pas craindre de prendre en plein cœur la Mère et le Fils. Se souvenir aussi comment on en est arrivé là. « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite (…) ; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire passer par la pauvreté » (Dt 8,2). Bethléem ou la pauvreté restaurée.

Ainsi, c’est par la mémoire des Écritures que le Père entre dans notre contemplation de la crèche. Tout s’éclaire alors. Marie méditant l’Écriture (cf. Lc 2,19) et Joseph l’entourant. Le Père désignant le Verbe et Marie le portant. L’Esprit qui donne la vie (cf. Rm 8,2) et Joseph qui offre son fils. Jésus, au milieu, pour la joie de tous. Le Christ, notre paix. Marie et Joseph, et Jésus. Le mystère de la vie trinitaire, sous nos yeux.

« Garde-toi de jamais oublier ce que tes yeux ont vu ; ne le laisse pas sortir de ton cœur un seul jour. Enseigne-le à tes fils, et aux fils de tes fils. » (Dt 4,9)