Sur la mort de saint Joseph, nous sommes réduits aux hypothèses. Est-il mort entre Marie et Jésus ? Dut-il, ultime épreuve, mourir loin de Jésus qui se serait tenu éloigné en ces circonstances, pour inviter son père à vivre le détachement le plus grand ? Il est loisible de discuter. Retenons surtout ce que représentait ce départ : se séparer de sa femme et de son fils, de la Vierge et de son Dieu. On comprendra alors quelle fut la qualité de sa vie : ne jamais s’approprier ni son épouse ni son fils, rester à leur égard soumis à la volonté de Dieu. Dès lors, la mort de saint Joseph ne fut pas une épreuve particulière, mais elle révéla la forme de toute sa vie. Elle fut une extase, au sens de saint Thomas : une douce absence de volonté propre.