Salomon, « le plus sage des hommes » (1R 5,11), est père et reçoit pour fils qui cherche la sagesse : « Écoute, mon fils, les leçons de ton père… » (Pr 1,8)

Or, à l’entrée du corpus biblique des Sages, sur le frontispice portant son nom, Salomon est présenté comme « fils de David » (Pr 1,1), tant il est vrai que le chemin de la sagesse nécessite d’être inscrit dans une filiation. La sagesse n’a pas commencé avec un sage, mais dans la vie filiale et c’est dans la vie filiale qu’elle s’épanouit. Dès lors, que veut dire Jésus, « fils de David » (Mt 12,23), en affirmant : « il y a ici bien plus que Salomon » (Mt 12,42) ? Il n’y jamais plus qu’un fils, sinon le Fils en personne, celui que le Père demande d’écouter désormais (cf. Mc 9,7).

Ainsi, saint Matthieu déclare que saint Joseph est « un homme juste » (Mt 1,19), c’est-à-dire un modèle de sagesse, et précise aussitôt qu’il est « fils de David » (Mt 1,20) pour révéler que la paternité du sage Joseph s’inscrit essentiellement dans sa vie filiale et qu’elle s’épanouira dans la paternité de Jésus, la Sagesse incarnée : « je ne vous laisserai pas orphelins » (Jn 14,18).

Saint Joseph est père et reçoit pour fils qui cherche la Sagesse.