Le carême est le temps du recentrement, il est l’occasion de choisir Dieu pour père, à nouveau, plus authentiquement. À l’imitation du Christ, il est le temps de l’obéissance filiale : « Je me lèverai, j’irai vers mon père » (Lc 15,18).

Dès lors, saint Joseph apparaît comme une figure exemplaire, lui qui a obéi humblement, fidèlement, silencieusement. Comment a-t-il vécu une telle radicalité sinon en imitant Jésus ? Dès les premiers instants de l’Incarnation, il a été témoin du Christ offert, vulnérable et obéissant ; tout au long de l’enfance de Jésus, Joseph a mesuré le poids de cette affirmation : « il leur était soumis » (Lc 2,51).

Que ce verset nous inspire et nous oriente : comment marchander avec celui qui donne ? Comment tenir à distance celui qui aime jusqu’au bout ? Comment ne pas entrer dans l’obéissance filiale quand elle unit au Fils ?