Le silence et l’écoute vont ensemble, on en convient aisément. On perçoit le silence comme le compagnon de l’audition, comme la condition d’une bonne réception. Le silence de Marie est ainsi sa disponibilité à la Parole du Père et son ouverture à la Rosée du Ciel.

Avant cela, le silence est le berceau de la parole. Il est à l’origine du don, de même que le Père, éternel Silence, est la Source de l’unique Parole. Le silence est la bonne terre de la parole en germe. Or la bonne terre est davantage que le tuteur : elle protège, elle réchauffe, elle nourrit, elle désaltère, elle fait grandir les racines et donne à la plante une assise pour la station verticale et l’élan vers le ciel. De même, Joseph le silencieux est davantage qu’un tuteur pour la Parole incarnée : il est le père de Jésus.