Nous disons trop vite de l’enfant Jésus qu’il est charmant. En réalité, quand prenons-nous le temps d’interroger nos représentations ? Nous le devinons, il ne suffit pas de parer le petit Jésus de toutes les grâces enfantines : il est Dieu. De nous-mêmes, nous saurions décrire Dieu se cachant derrière un visage d’enfant ou dépeindre un enfant qui aurait quelque chose de divin, mais Dieu fait homme… Comment s’y prendre ?

La dévotion envers saint Joseph est une bonne introduction à cette contemplation parce que l’époux de Marie se dérobe volontiers et place celui qui le cherche devant Jésus. Saint Joseph met à genoux celui qui l’interroge et lui montre Dieu qui donne tout et qui demande tout. La rencontre avec l’enfant Jésus commence par la découverte de l’exigence pure du don total. Or Dieu attend notre offrande comme un don de notre liberté et non comme le résultat d’un charme autre que Dieu connu dans sa vérité, d’un émerveillement devant l’Amour qui se livre. Le charme de l’enfant Jésus est celui de l’Innocent qui se rend dépendant de nous.