De pieux élans soulignent en saint Joseph l’épaisseur de son humanité, comme s’il fallait écarter l’époux de la Vierge de toute possibilité du sublime : il était un brave homme, sa vie était simple, il n’a rien fait d’extraordinaire, il aurait eu des enfants d’un précédent mariage, et d’autres choses encore. En somme, un homme comme tant d’autres.

Saint Joseph se distingue pourtant de tous les patriarches. La gloire de ces derniers est d’avoir mené à bien des œuvres humaines servant le dessein surnaturel de Dieu. Ils ont préparé, à leur façon, de loin, l’accomplissement de la Promesse. L’époux de Marie, quant à lui, n’a fait que l’œuvre de Dieu, y compris dans ses aspects humains. Le travail et les soins que fournit saint Joseph sont directement ordonnés à l’accomplissement de l’Incarnation rédemptrice, sans délai, sans intermédiaire, sans façon.

Saint Joseph est si petit, non parce qu’il serait paré de nos médiocrités, mais pour révéler la grandeur de l’homme lorsqu’il collabore avec Dieu.