La royauté est difficile : Saul n’a pas compris, David et Salomon n’ont pas été fidèles, Roboam et Jéroboam ont aimé le pouvoir. Pourtant, dans l’Ancien Testament, Joseph, fils de Jacob, intendant de Pharaon, présente de la royauté une figure accomplie et discrète que le fils de Rê salue ainsi : « C’est toi qui auras autorité sur ma maison ; tout mon peuple se soumettra à tes ordres ; par le trône seulement, je serai plus grand que toi. » (Gn 41,40)

Dans le Nouveau Testament, Joseph, fils de Jacob, époux de Marie, porte la royauté à sa maturité. Il s’établit en Galilée des Nations plutôt qu’en Jérusalem la rebelle. Son palais est une maison familiale ; la salle de ses conseils, un atelier de charpentier. Plutôt que guerrier, il est berger, berger de l’Agneau. Plutôt qu’intendant d’un homme dieu, il est serviteur du Messie, vrai homme et vrai Dieu. Faudrait-il s’étonner que le Seigneur des seigneurs, Soleil levant, lui donne pleine autorité sur son Église ?