Saint Joseph écoutait, sans cesse, les sollicitations de l’Esprit ; quand l’ange le visita, toutes facultés endormies, Joseph écoutait encore. D’où vient ce prodige ? Il travaillait dur et longtemps. À son atelier et sur lui-même. Il se préparait. À tout. On ne peut pas tout prévoir, mais il nous revient d’être prêts à tout ce que Dieu demande. Joseph était prêt à tout.

Imagine-t-on saint Joseph répondre à l’ordre de fuir en Égypte : « voici des mois que la porte de l’atelier ne ferme plus ; je veux bien partir, mais il me faut d’abord réparer la porte » ? Ou encore : « Pour un tel voyage, il faut une carriole. Seigneur, donne-moi la carriole qui me fait défaut pour t’obéir » ? Ces réponses sont les nôtres. Nous, nous répliquons à Dieu : « Je veux bien obéir, mais plus tard et pas de cette façon. » Saint Joseph, lui, se tient prêt. Il se lève en silence et part aussitôt, avant l’aurore (cf. Mt 2,14.)

Ainsi, plus on travaille à être disponible, plus la question de l’appel se fait concrète : « que dois-je prévoir ? à quoi dois-je me préparer ? comment m’entraîner ? etc. » L’imagination ne permettant pas de deviner ce que Dieu demandera, il ne reste que l’écoute.

Saint Joseph, donnez-nous le goût de l’effort qui garde le cœur vigilant.