On retient du silence de saint Joseph la saine invitation à mettre une garde à ses lèvres (cf. Ps 140,3). La maîtrise de soi est importante, mais en l’imaginant sans cesse sur la réserve, on pourrait oublier combien saint Joseph est décidé et entreprenant. Il est l’homme d’action dont la discrétion rappelle la fréquente nécessité de faire ce qu’il faut et de ne pas en parler. Le bien ne fait pas de bruit. On n’entend donc jamais parler ceux qui ne font que le bien.

Le silence de Joseph témoigne ainsi du parfait épanouissement de la vertu de prudence, laquelle consiste en la connaissance correcte de ce qu’il est bon de faire et de ce qu’il convient d’éviter. Cette vertu est certes une grâce, mais elle vient aussi par la pratique et les efforts.

Saint Joseph, entraîne-nous dans l’humble service du Seigneur qui consiste à faire le bien, seulement le bien.