Le père Joseph-Marie a contribué à un ouvrage collectif présentant le regard chrétien sur l’écologie. Préfacé par Nicolas Hulot, le livre est disponible depuis le mois de juillet dans les librairies.

Cet ouvrage sollicite de nombreux théologiens et penseurs chrétiens de renom. Il est divisé en trois parties :
– «une planète à risques» situe le développement démographique, l’urbanisation, les progrès de la biologie, etc.
– «réflexion théologique» présente la pensée de l’Eglise. C’est dans cette partie que se trouve la contribution du père Joseph-Marie : “la dérive vers une théologie sacralisante”.
– «agir pour la création» ouvre l’enjeu pour les fidèles et propose plusieurs témoignages.

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Voici un extrait de la préface de Nicolas Hulot :

«En toute hypothèse je considère que les religions, et au premier chef le christianisme, demeurent aujourd’hui une source de sens importante en ce qui concerne l’avenir de nos relations à la nature. (…) Prendre conscience que cette terre est le champ dans lequel l’homme est appelé à se déployer et qu’il n’en est pas d’autres, c’est donner des contours précis à ce  » monde nouveau  » auquel aspirent les chrétiens et c’est aussi, même s’il s’agit toujours de la croissance et de l’accomplissement de l’homme, articuler deux destins, celui de l’homme et celui de la création au sein de laquelle il occupe une place particulière. Pour l’homme, il n’y a  » pas d’autre monde  » que celui-ci et il ne peut grandir que si ce monde grandit avec lui. (…) Entre le sentiment d’avoir dans la maîtrise de la nature une tâche au-dessus de ses forces intellectuelles et morales et la tentation orgueilleuse du démiurge, il y a l’acquisition de la conscience que la maîtrise de l’homme sur la nature qui l’environne n’est ni un don ni une fatalité, mais une responsabilité.  » Rien au-dessus de l’homme  » dans le monde créé, c’est une lourde tâche pour l’homme à laquelle il n’a cependant pas le droit de se dérober, sauf à être taxé de lâcheté et d’irresponsabilité. Je me suis souvent interrogé sur la finalité de l’homme et je me demande si une mission essentielle n’est pas d’accompagner l’évolution du vivant jusqu’à son terme et ensemble de cheminer vers l’enchantement. Ce livre ouvre de nombreuses pistes. Je m’en réjouis. Je me réjouis aussi de ce qu’il rassemble des auteurs d’horizons divers. J’y vois le gage d’un renouveau de notre relation avec le reste du vivant. Convaincu que Culture et Nature n’ont d’autres choix que de faire cause commune, je suis heureux que ces pages nous le rappellent.»

Famille de Saint Joseph
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