Lorsque Siméon reconnaît en Jésus le Messie de la promesse (cf. Lc 2,25-35), il annonce prophétiquement les circonstances dramatiques de l’accomplissement de la mission salvifique de l’enfant. Dans la pureté de son âme, Marie entend que l’accueil réservé à son fils lui fera endurer des souffrances incomparables. Dans sa compassion, Joseph entend que ses deux trésors les plus précieux vivront la plénitude du don d’eux-mêmes dans un rejet et une souffrance qui l’affectent aussitôt et dont il portera désormais le poids.

De toute évidence, Marie et Joseph n’ont pas eu une vie plus facile que les nôtres ; la sainte famille ne vivait pas dans l’insouciante gaité de nos images d’Épinal. Alors d’où vient leur joie ? De faire, avec Jésus et en toute chose, la volonté du Père (cf. Mt 12,49-50).