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Mouvement gothique

En réponse à la demande de plusieurs personnes, je voudrais compléter quelque peu l’article sur le mouvement gothique paru sous la lettre « G » dans la rubrique « Encyclopédie » du site.

Je comprends tout à fait que des parents soient inquiets de voir leur fils ou leur fille adhérer à ce mouvement dont le « look » est plutôt inquiétant. La prédominance des couleurs sombres, des mines renfrognées, des chanteurs hurlant leur souffrance et arborant les cicatrices de leurs mutilations, des jeunes passant la nuit dans des cimetières, tout cela n’est guère rassurant, j’en conviens. Pourtant, dans la plupart des cas, votre ado ou jeune ne fait qu’adhérer à un « style » dans lequel il exprime ses états d’âme du moment, et à travers lequel il poursuit sa quête identitaire.

Ceci dit, il faut demeurer extrêmement vigilant, car il constitue la cible de prédilection des adhérents aux sectes sataniques en quête de recrues. Or les satanistes professent une idéologie morbide, niant toute valeur, prônant l’anarchisme et la violence, dont il faut à tout prix protéger notre jeunesse. Mélangeant ésotérisme, occultisme, rituels magiques et critique de la société, des jeunes mal dans leur peau, tombés sous l’influence de groupes satanistes, peuvent en arriver à tenir des propos néo-nazis sans bien se rendre compte de la portée de leurs discours. Il est grand temps alors d’avoir un sérieux dialogue avec eux, qui les aident à ouvrir les yeux sur les dangers qu’ils courent objectivement. Il faut en tout cas éviter qu’ils s’isolent, afin de ne pas les laisser dériver vers des actes à haut risque, tels qu’automutilations, prise de drogue, tentatives de suicide.

Certes, « entretenir le dialogue » est plus facile à dire qu’à faire ! Mais à défaut de pouvoir y arriver vous-même, peut-être connaissez-vous une personne qui soit susceptible de garder le contact et de faire le lien entre vos enfants et vous ? Je reste convaincu que ce style provoquant est en fait un appel au secours qui nous est adressé de la part de ces jeunes, qui au cœur de leur quête identitaire, ne trouvent pas de réponse satisfaisante à la question du sens de leur vie. Saurons-nous leur proposer de manière convaincante, la joyeuse espérance chrétienne, selon laquelle l’amour est plus fort que la haine, la vie plus puissante que la mort ?

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