Il est essentiel de distinguer parmi les phénomènes liés au mouvement du Nouvel Âge, même de façon vague, ceux qui sont en accord avec une vision chrétienne de Dieu, de la personne humaine et du monde, et ceux qui s’y opposent. L’usage du terme Nouvel Âge ne signifie pas grand chose en soi. Ce qui compte, c’est le rapport que peut avoir la personne, le groupe, la pratique ou le produit avec les dogmes du christianisme.

L’Église catholique possède des réseaux efficaces, qui pourraient être mieux utilisés. Il existe par exemple de nombreux centres pastoraux, culturels et de spiritualité. Comme forums de discussion et d’étude, outre qu’ils répondent aux besoins de l’Église, ils pourraient aborder la question confuse du Nouvel Âge de diverses manières créatives.

Il est regrettable de constater qu’il existe trop souvent des centres catholiques d’enseignement activement engagés dans la diffusion de la religiosité Nouvel Âge dans l’Église. Il faudra bien sûr corriger cela, non seulement pour mettre fin à la propagation de la confusion et de l’erreur, mais surtout pour promouvoir une vraie spiritualité chrétienne. Les centres culturels catholiques en particulier ne sont pas seulement des institutions éducatives, mais des lieux propices à un dialogue honnête. Quelques excellentes institutions spécialisées s’occupent de toutes ces questions. Elles représentent une ressource précieuse, qui devrait être généreusement partagée avec les régions moins bien pourvues à cet égard.

Beaucoup de groupes Nouvel Âge acceptent volontiers toutes les occasions d’expliquer leur philosophie et leurs activités à d’autres. Les rencontres avec ces groupes devraient être abordées avec vigilance, elles devraient toujours engager des personnes qui soient aussi bien en mesure de parler de la foi et de la spiritualité catholique que de réfléchir de manière critique sur la pensée et la pratique Nouvel Âge.

Il est très important de vérifier les références des individus, groupes et institutions qui déclarent offrir une guidance et des informations sur le Nouvel Âge.
Dans certains cas, ce qui commence comme une recherche impartiale se transforme ensuite en promotion active ou en plaidoyer en faveur des “religions alternatives”. Certaines institutions internationales mènent des campagnes très actives en faveur du respect de la “diversité religieuse”, en réclamant le statut religieux pour des organisations parfois douteuses. Cela s’accorde bien avec l’idée Nouvel Âge du passage à une ère nouvelle où le caractère limité des religions particulières ferait place à une nouvelle religion ou spiritualité universelle. Au contraire, un dialogue authentique respecte toujours la diversité dès le début, sans jamais chercher à estomper les distinctions dans l’amalgame de toutes les traditions religieuses.