« Imaginez que vous traversez une énorme porte ; vous vous trouvez dans une très grande cathédrale. C’est un ancien bâtiment, dépourvu de vie. Vous marchez à l’intérieur et ressentez un sentiment de vide dans votre cœur. Vous savez que cette église a été jadis vivante et maintenant elle est morte. Alors vous entendez un son quelque part au-dessus de vous. Vous remarquez un échafaudage le long du mur soutenant un groupe d’enfants qui vous regardent et vous sourient ; alors le sentiment de vide disparaît. Etre dans cette froide église devient insupportable et vous sentez le besoin de rejoindre les enfants. Plusieurs petites mains vous sont tendues pour vous aider. Vous êtes maintenant à même de voir les détails de la peinture murale : vous n’avez jamais vu quelque chose d’aussi beau et d’irrésistible. Vous regardez un Nouveau Monde, un monde de paix parfaite. Les enfants vous entourent et vous sourient, car ils voient votre satisfaction face à leur travail. Alors l’Eglise, l’échafaudage, tout disparaît, et vous vous retrouvez entouré par une scène magnifique. »

Message de Thomas, Rapporté par James Twyman

J. Twyman prétend avoir rencontré ce jeune Thomas dans un « monastère en Bulgarie ». Il se trouva tout surpris de le réentendre plus tard par voie télépathique, c’est-à-dire par channeling selon la description même de l’auteur.
Ce message de « l’enfant indigo » se présente sous forme d’une invitation à créer une vision intérieure, en nous aidant de notre imagination. Il s’agit ensuite de nous laisser travailler par la symbolique de l’image évoquée.
Nous sommes invités à pénétrer en pensée dans un bâtiment froid, vide, désaffecté, sans vie, qui représente symboliquement l’Eglise ; en précisant qu’il s’agit d’une cathédrale, l’auteur spécifie la religion visée : il s’agit du christianisme ; plus précisément : du catholicisme. Certes on concède à la religion chrétienne d’avoir été vivante dans un lointain passé, à une époque où elle avait sans doute un rôle à jouer dans l’évolution de l’humanité, mais ce temps est révolu ; c’est du moins ce dont la mise en scène veut nous convaincre.
Sur l’arrière-plan plutôt sinistre de ce bâtiment vide, il n’est guère difficile de susciter un contraste libérateur avec un groupe d’enfants pleins de vie qui exécutent une fresque lumineuse et colorée. Ils sont évidemment situés dans les hauteurs, c’est-à-dire dans la sphère divine, à laquelle l’Eglise ténébreuse et morte ne peut plus donner accès.
Les enfants nous appellent et nous invitent à les rejoindre ; ce que nous nous hâtons de faire, trop heureux d’échapper au bas-fond lugubre et triste de l’Eglise, pour rejoindre la vie et la joie qu’incarnent les enfants.
Le message est clair : il s’agit de se convaincre soi-même de la nécessite de passer de l’ancienne religion, vieillissante, moribonde, à une nouveauté qui s’annonce et qui ouvre sur un avenir merveilleux dans un monde renouvelé où règne la paix parfaite.
Inutile d’épiloguer sur les fruits de cette visualisation : entre la lumière et la ténèbre, la vie et la mort, la joie et la tristesse, la peur et la sérénité, le trouble et la paix, le choix ne fait pas de doute. Mais c’est le scénario suggéré par les « enfants indigos » – entendons par les esprits – qui a réparti les rôles, et comme par hasard, c’est l’Eglise – et à travers elle la foi chrétienne – qui fait office de repoussoir.

(à suivre)