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Des Pères de l’Eglise et des Papes transfuges de l’ésotérisme

« Les sept clefs de la langue des Mystères ayant toujours été sous la garde des premiers parmi les hiérophantes initiés de l’Antiquité, l’usage partiel de quelques-unes d’entre elles seulement passa, par suite de la trahison de quelques-uns des Pères de l’Eglise, ex-initiés des temples, dans les mains de la secte nouvelle des Nazaréens. Quelques-uns des premiers Papes étaient des Initiés, mais les derniers fragments de leur savoir sont tombés au pouvoir des jésuites, qui les ont transformés en un système de sorcellerie.
C’est l’origine de la plupart des dogmes de l’Eglise catholique. »

H.P. Blavatsky, La doctrine secrète

Ce genre de discours délirant ne vaudrait vraiment pas la peine qu’on s’y arrête, s’il n’émanait pas de l’éminence grise du Nouvel Age : Helena Petrovna Blavatsky.

La « langue des Mystères » dont elle parle est une hypothétique langue ésotérique universelle, dans laquelle auraient été rédigés tous les documents sacrés anciens. En des temps lointains, « tous les mots de la langue des Mystères auraient eu la même signification pour tous les hommes, quelle que fût leur nationalité ».

Inutile de chercher quelque fondement à cette théorie : il s’agit d’une pure fiction servant à étayer la doctrine de la Tradition primordiale dont nous parlons dans d’autres articles.

Cette langue aurait eu sept « dialectes » correspondant à sept mystères primordiaux de la nature. Le secret de ces clefs fut hélas trahi – comme nous l’apprend notre extrait – par des Initiés transfuges, passés à la secte chrétienne. Ces hommes qui n’étaient mus que par l’attrait du pouvoir, réussirent, toujours selon notre auteur, à s’élever par leurs intrigues jusqu’aux plus hautes responsabilités et accédèrent même au Pontificat suprême.

Le lecteur en déduira logiquement que le christianisme ne possède qu’un résidu déformé de la « Science-Sagesse sacrée », et qu’il est dirigé par des Initiés déchus auxquels on ne peut pas faire confiance.

On ne peut nier que ce genre de discours entretient au sein de l’ésotéro-occultisme, un profond mépris pour le christianisme.

La diabolisation des jésuites et l’accusation de sorcellerie portée contre eux date un peu ; elle dépeint plutôt l’atmosphère à la fin du XIXe s. Mais il en est resté dans les cercles ésotéro-occultes une méfiance particulière envers la Compagnie de Jésus.

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