« Cinquante ans après l’ouverture du Concile, certains se demandent si la formule n’aurait pas d’emblée été malheureuse. On pourrait discuter des heures durant et n’aboutir qu’à des opinions discordantes. Je suis convaincu que l’intuition du Pape Jean exprimée par ce mot était et demeure exacte. Le christianisme n’est pas une chose du passé, vécue en regardant en arrière, puisque le Christ est d’hier, d’aujourd’hui et pour l’éternité. Il est marqué de la présence de l’Éternel, de Dieu entré dans le temps et présent à tout moment, le temps découlant de sa puissance créatrice, de son éternel aujourd’hui. C’est pourquoi le christianisme est toujours neuf. Il ne faut pas l’envisager comme un arbre pleinement développé à partir de la graine évangélique, qui aurait produit tous ses fruits et serait devenu vieux, au crépuscule de son énergie vitale. Le christianisme est un arbre…perpétuellement jeune. Cette actualité, cet aggiornamento, ne signifie pas une rupture de la tradition, mais une vitalité continue. Aggiornamento ne veut pas dire réduire la foi, la plier à l’air du temps, au bon plaisir de l’opinion. Tout au contraire. Et comme le firent les pères conciliaires, il nous faut porter notre aujourd’hui dans le temps de Dieu ». Benoît XVI, 11 octobre 2012.