Pour la tradition, les mages sont des rois ; ils sont trois, au nombre des présents offerts à Jésus. Les « trois rois mages » sont ainsi entendus dans l’harmonie de la révélation tout entière, ils sont un des fruits composites de la tradition. D’un côté, l’évangile évoque des « mages » (Mt 2,1) et non des « rois », d’un autre, le psaume décrit les rois des nations venant porter leur offrande : « les rois de Tarsis et des Iles apporteront des présents. Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande » (Ps 72,10-11). Ainsi, l’Évangile est lu sur fond de psaumes et les psaumes annoncent leur accomplissement dans l’Évangile.

De même, l’étoile guidant les mages. On a parfois tenté de la cantonner au domaine de la légende ou à un artifice littéraire. Mais dans le livre des Nombres, un païen, un mage, donnait cette belle prophétie : « de Jacob montera une étoile, d’Israël se lève un homme » (Nb 24,17). Il existe ainsi une relation entre cette étoile qui se lève dans la nuit et la venue du Messie.

L’Ancien et le Nouveau Testament ne sont qu’une Parole.