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Nouvel Age et postmodernité

Le terme clé de la postmodernité est celui de « déconstruction », qui s’applique à tous les domaines, y compris religieux. Avec pour conséquence, le développement des nouvelles formes de religiosités – regroupées sous le terme « Nouvel Age » – correspondant à la mentalité post- ou hyper-moderne. De nos jours, la quête religieuse prend ses distances par rapport aux institutions (déconstruites), par rapport aux dogmes (déconstruits) et par rapport à la morale (déconstruite). Elle se replie donc sur la sphère privée, s’élabore selon la sensibilité du moment de chacun, à partir d’éléments empruntés aux diverses traditions disponibles. Ce bri-collage syncrétiste est expurgé de toute morale, le relativisme étant le maître mot : à chacun sa vérité, ses valeurs et son éthique. La recherche est centrée sur l’acquisition d’expériences sensibles fortes, qui sortent de l’ordinaire, et qui soient susceptibles d’un crescendo intensif pour éviter l’ennui.

Certains analystes jugent que la défection constatée au sein de l’Eglise catholique, serait due au fait qu’elle n’a pas su s’adapter à cette évolution de la quête religieuse de nos contemporains. De fait, les nouvelles religiosités se présentent sur de nombreux points en opposition franche avec la proposition de sens chrétienne. Mais la foi n’est pas l’adhésion à un système de pensée qui serait tributaire d’une époque : il est communion de vie avec la Personne du Christ Jésus, mort et ressuscité pour nous, et toujours vivant au milieu de son Église. Alors que les cultures évoluent, meurent et se succèdent, le Royaume qu’il a instauré par sa Résurrection ne passera pas. Aussi nous gardons les yeux fixés sur celui qui est à l’origine et au terme de notre foi : Jésus-Christ, lui qui saura la conduire à son accomplissement dans la pleine participation à la vie divine (2 P 1,4).

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