Boutique

Plus de 500 titres

Carterie

Artisanat monastique

La tolérance (suite)

La tolérance n’est pas une vertu, puisqu’elle ne vise pas un bien, mais un mal. Plus précisément : la tolérance est l’acte de celui qui n’empêche pas un mal, afin de promouvoir un plus grand bien ou d’éviter un plus grand mal.

La parabole de l’ivraie et du bon grain (Mt 13, 24-30) nous rappelle que Dieu tolère le mal dans nos vies : il refuse que les serviteurs arrachent l’ivraie uniquement pour éviter d’abîmer le bon grain, car la suppression du mal causerait des maux supérieurs à la tolérance dont il peut faire l’objet.

Tolérer un mal n’est pas l’approuver ou y consentir ; c’est la désapprouver et vouloir y mettre fin dès que possible.
Il est parfaitement intolérant d’accuser d’intolérance celui qui proclame avec conviction ce qu’il considère correspondre au vrai et au bien. En général une telle position trahit une position relativiste, doctrine selon laquelle il n’y aurait aucune vérité qui puisse s’imposer universellement. Mais le relativiste tolérant devrait « tolérer » que d’autres ne partagent pas sa conviction, et admettre qu’ils proclament ce qu’ils considèrent comme vrai et bien pour tout homme. L’accusation d’intolérance formulée par le relativiste, est une projection sur son interlocuteur de sa propre intolérance inavouable.

Précédent

Suivant