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Artisanat monastique

Comment faire pleinement confiance à Dieu ?

« Comment faire pleinement confiance à Dieu ? C’est difficile de faire confiance quand on ne ressent pas l’amour de Dieu pour soi et que l’on n’arrive pas à croire que Dieu veut ce qu’il y a de meilleur pour soi ? »

La question est difficile, mais puisqu’elle me fut posée, je vais essayer, maladroitement et pauvrement, d’y répondre. D’autant plus que je suis sûr que nombreux sont ceux qui se la posent, au moins occasionnellement.

Je partirai du fait que vous posez la question, et que vous la posiez si douloureusement. Vous n’arrivez pas à « croire » que Dieu vous aime, et pourtant c’est votre plus grand désir ; or un tel désir ne peut procéder que de l’expérience de cet amour vers lequel vous languissez. Une expérience non sensible, qui est plutôt de l’ordre de l’intuition (de foi), mais qui n’en est pas moins bien réelle ; la preuve : elle vous conduit à désirer toujours plus cet amour.

Il nous faut partir à la recherche de cette expérience de foi, qui je le répète, n’est pas au niveau de nos sens, ni même de notre psychisme (intelligence, volonté, affectivité, mémoire, imagination), mais plus profondément : au niveau de ce que les Ecritures appellent le « cœur », c’est-à-dire le lieu le plus intime de notre être où Dieu a élu sa demeure. Là le Seigneur se révèle comme le Dieu d’amour, en se donnant à nous dans l’Esprit.

Mais entre notre cœur profond et notre conscience habituelle, s’interpose toute l’épaisseur de notre psychisme, conscient et inconscient, avec toutes ses blessures et ses peurs. Les rayons de l’amour de Dieu ne nous atteignent qu’à travers le prisme déformant de nos relations humaines, hélas toujours douloureuses depuis que le péché est entré dans le monde avec son cortège de souffrances. C’est pourquoi il nous faut persévérer dans la prière, même lorsque celle-ci semble aride et stérile : c’est alors que l’Esprit Saint nous entraîne mystérieusement au-delà de notre pauvre psychisme, pour nous permettre de rejoindre la « chambre nuptiale du Roi » (Sainte Thérèse d’Avila) dans laquelle nous pénétrerons lorsque son bon plaisir nous en ouvrira la porte…

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