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Annoncer le Christ au coeur du nouveau paradigme

Il est habituel de dire que l’Eglise passe en ce moment par un temps de crise ; je crois que bien plus profondément, c’est notre société, notre culture, notre humanité qui passent par un profond temps de crise.

Ce n’est vraiment pas le moment de nous laisser endormir, à l’heure même où nous devrions nous lever pour porter au monde la Bonne Nouvelle qui ne lui a jamais aussi cruellement fait défaut qu’aujourd’hui !

Si le monde tient absolument à nous convaincre que le christianisme est mort – alors que 64% des personnes interrogées sur leur croyance dans l’Hexagone se réclament de cette appartenance – c’est que les chrétiens sont les seuls à opposer encore une résistance à la montée triomphante de l’individualisme absolu. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : comme nous le verrons bientôt, le Nouvel Age apporte de nos jours à l’individualisme philosophique une crédibilité « mystique », qui l’érige en véritable religion. L’individualisme absolu a absolutisé l’individu, qui en prenant la place de Dieu est devenu sa propre idole.

Si nous prenons le temps de nous pencher sur ce phénomène, c’est afin d’éviter de nous laisser contaminer par une mentalité qui est franchement incompatible avec l’orientation fondamentale de l’Evangile.

Le Nouvel Age présente un caractère parasitaire particulièrement redoutable : il s’infiltre comme un hôte dans les traditions religieuses ou culturelles ; il semble les épouser, mais en fait il les transforme profondément de l’intérieur.
Citons en exemple la manière dont en quelques années, la notion de réincarnation a pénétré les communautés chrétiennes, au point que de nos jours, bon nombre de baptisés affirment sereinement adhérer à la doctrine de la réincarnation tout en confessant la résurrection du Christ.
Inutile de dire que l’introduction d’éléments doctrinaux étrangers et incompatibles avec la foi chrétienne, en ébranlant sa cohérence interne, menace tout l’édifice du christianisme.

Voilà une raison qui est à elle-même suffisante pour justifier l’approfondissement du Nouvel Age. Il en est une autre, biblique cette fois.
Il est frappant de constater que les trois premières vagues d’évangélisation prenant leur essor de Jérusalem, et partant à la conquête du Bassin méditerranéen, se sont heurtées toutes les trois à un obstacle de taille, à savoir la magie.

Souvenons-nous de l’affrontement entre Pierre et Simon le magicien lors de l’évangélisation de la Samarie en Ac 8. Paul et Barnabé, envoyés à leur tour en mission par l’Eglise d’Antioche, trouvent sur leur route un autre magicien du nom d’Elymas (Ac 13). Un peu plus tard, poussé par l’Esprit à se rendre en Macédoine, Paul doit prendre autorité sur un esprit divinateur qui les poursuivait en rendant des oracles par l’intermédiaire d’une femme dont il avait pris possession (Ac 16).

Ainsi donc nous sommes avertis : la nouvelle évangélisation rencontrera sur son chemin des magiciens en tous genres, dont il nous faudra discerner les actions afin de prendre autorité sur les puissances maléfiques avec lesquelles ils collaborent.

Voilà donc une autre raison qui justifie que nous dégagions les principaux axiomes que distille le Nouvel Age.
Pour être les témoins embrasés du Christ en ce début de troisième millénaire, il est indispensable de nous purifier du tout levain étranger à l’Evangile, et d’accueillir la nouveauté de l’Esprit dans un cœur purifié.

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