Consultation de voyant
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Patricia
Consultation de voyant
Une personne de mon entourage a consulté une voyante
il y a plusieurs années. Elle n'a pas conscience d'être "liée" du fait de cette démarche. Aujourd'hui de nombreux points (santé psychologique, travail, relation humaine, vie spirituelle...) posent problème dans la vie de cette personne. Que nous conseilleriez-vous ?
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P. Joseph-Marie
- Messages : 1010
- Enregistré le : lun. 29 sept. 2003 13:16
Tout dépend si la personne est croyante ou pas. Si elle est croyante, je crois qu’il faut lui faire lire les passages des Ecritures qui condamnent la voyance et toutes les formes de mancie. Si elle ne l’est pas, il me semble qu’il faut essayer de lui faire prendre conscience qu’il y a peut-être un lien de cause à effet entre cette consultation et les difficultés éprouvées aujourd’hui. Cet exercice n’est pas toujours facile à mener, car les personnes ont du mal à croire qu’un acte aussi anodin – ô combien banalisé de nos jours – puisse avoir de telles conséquences. Et pourtant, l’adage : « petite cause, grands effets » s’applique bien à l’occultisme !
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Vanna
P. Joseph-Marie a écrit :Tout dépend si la personne est croyante ou pas. Si elle est croyante, je crois qu’il faut lui faire lire les passages des Ecritures qui condamnent la voyance et toutes les formes de mancie. Si elle ne l’est pas, il me semble qu’il faut essayer de lui faire prendre conscience qu’il y a peut-être un lien de cause à effet entre cette consultation et les difficultés éprouvées aujourd’hui. Cet exercice n’est pas toujours facile à mener, car les personnes ont du mal à croire qu’un acte aussi anodin – ô combien banalisé de nos jours – puisse avoir de telles conséquences. Et pourtant, l’adage : « petite cause, grands effets » s’applique bien à l’occultisme !
Concernant ce sujet:
j'ai reçu une parole de connaissance d'une personne charismatique me disant que je devais abandonner toute volonté de connaître l'avenir, et de voir des voyants. Or j'ai fait cela il y a bien longtemps, bien avant ma conversion - qui date de 10 ans environ-, et suite à cette conversion, je me suis confessée de cela auprès d'un prêtre. Mais il m'a été alors répondu que, ayant fait cela, je devais, en dépit de la confession avoir une prière de coupure de liens mauvais, une prière de guérison pour couper les mauvaises influences contractées il y a des années. La même personne a donc prononcé cette prière de coupure de liens, mais c'est une laïque: pensez-vous Père, que je dois demander cette prière plutôt à un prêtre? De plus j'ai été fort étonnée de ce qui m'a été dit, car je ne me
sens pas du tout environnée de mauvaises influences; je prie le rosaire, je vais svt à la Messe en semaine aussi, et je reçois les sacrements, alors ce qui m'a été dit m'a vraiment surprise. merci de m'éclairer.
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Vanna
P. Joseph-Marie a écrit :Tout dépend si la personne est croyante ou pas. Si elle est croyante, je crois qu’il faut lui faire lire les passages des Ecritures qui condamnent la voyance et toutes les formes de mancie. Si elle ne l’est pas, il me semble qu’il faut essayer de lui faire prendre conscience qu’il y a peut-être un lien de cause à effet entre cette consultation et les difficultés éprouvées aujourd’hui. Cet exercice n’est pas toujours facile à mener, car les personnes ont du mal à croire qu’un acte aussi anodin – ô combien banalisé de nos jours – puisse avoir de telles conséquences. Et pourtant, l’adage : « petite cause, grands effets » s’applique bien à l’occultisme !
Concernant ce sujet: j'ai reçu une parole de connaissance d'une personne charismatique me disant que je devais abandonner toute volonté de connaître l'avenir, et de voir des voyants. Or j'ai fait cela il y a bien longtemps, bien avant ma conversion - qui date de 10 ans environ-, et suite à cette conversion, je me suis confessée de cela auprès d'un prêtre. Mais il m'a été alors répondu que, ayant fait cela, je devais, en dépit de la confession avoir une prière de coupure de liens mauvais, une prière de guérison pour couper les mauvaises influences contractées il y a des années. La même personne a donc prononcé cette prière de coupure de liens, mais c'est une laïque: pensez-vous Père, que je dois demander cette prière plutôt à un prêtre? De plus j'ai été fort étonnée de ce qui m'a été dit, car je ne me sens pas du tout environnée de mauvaises influences; je prie le rosaire, je vais svt à la Messe en semaine aussi, et je reçois les sacrements, alors ce qui m'a été dit m'a vraiment surprise. merci de m'éclairer.
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P. Joseph-Marie
- Messages : 1010
- Enregistré le : lun. 29 sept. 2003 13:16
Je crois que le conseil que vous a donné ce prêtre était un conseil de prudence : une prière de délivrance ne peut pas faire de tort (sauf si elle est prononcée à la légère sur une personne fragile psychologiquement bien sûr !) : il serait dès lors dommage de courir le risque de garder un lien, si ténu soit-il, avec le monde occulte, suite à des consultations de voyants. On aurait bien sûr pu attendre que des manifestations particulières indiquent la nécessité de recourir à une prière de ce type. Mais dans certains cas, les signes d’une influence occulte sont particulièrement difficile à discerner ; j’ajoute qu’ils peuvent parfois se déclarer des années après les consultations, à un moment où vous ne faites plus le lien de cause à effet. C’est pourquoi la position de ce prêtre est tout à fait défendable, encore une fois comme une mesure de prudence.
Il n’est pas indispensable d’avoir recours à un prêtre pour prononcer une prière de délivrance : tout chrétien, en vertu de son sacerdoce baptismal, peut couper d’éventuels liens occultes au nom de Jésus (sans s’adresser au Démon bien sûr). En général je conseille qu’il y ait plusieurs frères et sœurs, en réponse à la parole de Jésus : « Que deux ou trois soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux » (Mt 18, 20).
Il n’est pas indispensable d’avoir recours à un prêtre pour prononcer une prière de délivrance : tout chrétien, en vertu de son sacerdoce baptismal, peut couper d’éventuels liens occultes au nom de Jésus (sans s’adresser au Démon bien sûr). En général je conseille qu’il y ait plusieurs frères et sœurs, en réponse à la parole de Jésus : « Que deux ou trois soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux » (Mt 18, 20).
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Jean-Guy
Prière de délivrance
Bonjour père Joseph-Marie, au sujet de la prière de délivrance, sachant qu'aujourd'hui probablement 75% des gens qui viennent nous consulter pour différents problèmes de vie ou pour mieux aller à Jésus, ont déjà touché de près ou de loin à l'un ou l'autre des sciences dites occultes abordées sur le site final-age, est-il correct de faire cette prière de délivrance, par prudence, à l'intérieur de nous? c'est-à-dire sans que la personne qui vient consulter entende.
Je réfléchis à cela depuis quelque temps et je me dis ceci.
Je suis dans un pays en guerre et je suis mécanicien. Une personne vient me voir pour faire réparer son auto. Ne serait-il pas prudent de vérifier s'il n'y aurait pas une bombe à retardement cachée dans la voiture?
Si je répare cette voiture et qu'elle explose 2 heures plus tard ....
Un grand merci pour tout,
Jean-Guy
Je réfléchis à cela depuis quelque temps et je me dis ceci.
Je suis dans un pays en guerre et je suis mécanicien. Une personne vient me voir pour faire réparer son auto. Ne serait-il pas prudent de vérifier s'il n'y aurait pas une bombe à retardement cachée dans la voiture?
Si je répare cette voiture et qu'elle explose 2 heures plus tard ....
Un grand merci pour tout,
Jean-Guy
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P. Joseph-Marie
- Messages : 1010
- Enregistré le : lun. 29 sept. 2003 13:16
Votre prudence me semble tout à fait fondée. Je crois que si la personne a touché à l’occultisme de près ou d’une manière régulière, il est bon non seulement de prier intérieurement pour que le Seigneur coupe tous les liens qu’elle aurait éventuellement pu contracter, mais également de demander au Seigneur d’orienter la conversation de manière à ce que nous puissions lui proposer une prière explicite. Le tout est d’amener la chose de manière respectueuse et non culpabilisante ; sans lui donner l’impression que nous la considérons comme « possédée » et sans dramatiser son cas, mais en lui expliquant qu’il s’agit simplement d’une mesure de prudence.