Bonjour
Tout d'adord merci pour ce forum qui me fait découvrir des choses que j'ignorai totalement?
Il y a cependant un poin que j'ai du mal à comprendre : comment l'Eglise justifie-t-elle le mal ? Je ne pensais pas que les esprits et autres entités "surnaturelles" faisaient parties de la foi, je les prennais plutôt pour de la superstition. Qu'en est-il vraiment ?
mal
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P. Joseph-Marie
- Messages : 1010
- Enregistré le : lun. 29 sept. 2003 13:16
Comme disait un bon père : « Pour éliminer le diable de la Bible, il faudrait en arracher le tiers des pages : ce serait vraiment trop dommage ! »
Le fameux Serpent qui s’est insinué dans le Jardin d’Eden, n’est autre qu’un Ange déchu, que Saint Jean dans l’Apocalypse appelle « le Diable ou Satan » (Ap 12, 9), et qui a entraîné l’homme à commettre le péché, c'est-à-dire à rompre l’alliance d’amour avec Dieu (Gen 3, 1-6). Ce n’est donc pas l’homme qui a introduit le mal dans le monde, mais il a cédé à la sollicitation d’un pur esprit (un ange déchu) qui l’a séduit et égaré. Les démons sont des anges rebelles, qui ont refusé de servir le dessein de Dieu, et qui tentent par tous les moyens de détruire son œuvre, en particulier son chef-d’œuvre : l’homme. Ce que nous appelons d’une manière générale des « entités » ou des « esprits » malveillants renvoie à ces démons, qui sont probablement hiérarchisés comme le sont les anges, mais j’avoue que cette hiérarchie diabolique ne m’intéresse guère !
Le fameux Serpent qui s’est insinué dans le Jardin d’Eden, n’est autre qu’un Ange déchu, que Saint Jean dans l’Apocalypse appelle « le Diable ou Satan » (Ap 12, 9), et qui a entraîné l’homme à commettre le péché, c'est-à-dire à rompre l’alliance d’amour avec Dieu (Gen 3, 1-6). Ce n’est donc pas l’homme qui a introduit le mal dans le monde, mais il a cédé à la sollicitation d’un pur esprit (un ange déchu) qui l’a séduit et égaré. Les démons sont des anges rebelles, qui ont refusé de servir le dessein de Dieu, et qui tentent par tous les moyens de détruire son œuvre, en particulier son chef-d’œuvre : l’homme. Ce que nous appelons d’une manière générale des « entités » ou des « esprits » malveillants renvoie à ces démons, qui sont probablement hiérarchisés comme le sont les anges, mais j’avoue que cette hiérarchie diabolique ne m’intéresse guère !
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Elisabeth
Une amie a demandé à un prêtre si le diable existe. Ce prêtre lui a répondu que dans le Credo, on dit : "Je crois en Dieu", et pas "je crois à l'existence du diable", et que, par conséquent, là n'est pas l'important. Finalement, pour celui qui choisit le Christ, pour celui qui prend pour devise : "je peux tout en Celui qui me fortifie", certaines questions paraissent secondaires. De même, dans la prière du Notre Père, peu importe d'aller jusqu'au bout ; l'essentiel est au début, et prier cinq minutes avec les premiers mots est peut-être plus important que réciter trois fois cette prière.
En fait, dans le discernement, si l'on considère le temps de notre vie, ou l'urgence de l'évangélisation, ne serait-il pas bon de faire le tri dans ce qui nous préoccupe? On parle d'ascèse, qu'en est-il de l'ascèse de l'esprit?
D'un autre côté, la curiosité débordante des enfants mérite réponse. Qu'en pensez-vous mon Père?
En fait, dans le discernement, si l'on considère le temps de notre vie, ou l'urgence de l'évangélisation, ne serait-il pas bon de faire le tri dans ce qui nous préoccupe? On parle d'ascèse, qu'en est-il de l'ascèse de l'esprit?
D'un autre côté, la curiosité débordante des enfants mérite réponse. Qu'en pensez-vous mon Père?
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P. Joseph-Marie
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Elisabeth
Excusez le manque de clarté... Je m'interroge sur l'importance à accorder au mal. Pour aimer et connaître Dieu, toutes les questions sont-elles pertinentes? Ne nous détournons-nous pas de l'essentiel, parfois? Un exemple : enfant, on éprouve un besoin insatiable de réponses : "qui sont les anges?", et même adulte : "le diable existe-t-il?" Avons-nous vraiment besoin de nous poser ces questions, nous sont-elles utiles pour mieux suivre le Christ? Notre intelligence est merveilleuse, notre esprit a des capacités extraordinaires, mais une certaine ascèse ne nous ferait-elle pas parfois du bien? Au fond, ça change quoi à notre vie les interrogations subtiles sur l'existence des anges gardiens ou des esprits malins? Ne nous suffit-il pas de dire "Notre Père...", et, d'avoir pour devise : "je puis tout en Celui qui me fortifie"? Ne compliquons-nous pas parfois ce qui est simple? "Ma grâce te suffit" a dit Jésus à saint Paul.
Qu'en pensez-vous, mon Père? Je ne suis pas sûre d'être très claire, mais je m'interroge moi-même... Merci!
Qu'en pensez-vous, mon Père? Je ne suis pas sûre d'être très claire, mais je m'interroge moi-même... Merci!
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P. Joseph-Marie
- Messages : 1010
- Enregistré le : lun. 29 sept. 2003 13:16
On peut tellement revenir à l’essentiel, qu’on finit par construire sa propre religion autour de ce thème central : « Notre Père ». Je ne suis pas sûr que ce soit encore une religion qu’on puisse qualifier de « chrétienne ». Parce qu’au centre de ma foi, je mets Jésus-Christ, qui seul peut me révéler le Père ; et que le cœur de la mission de Jésus-Christ, c’est de me délivrer du Malin afin de me réconcilier avec son Dieu et mon Dieu, son Père et mon Père.
Certes le salut est infiniment plus que le pardon des péchés, mais il commence par là. Sans ce « détour », je risque fort de réduire Jésus à un modèle, un guide, ou un initié qui me précède ; et prétendre (sans l’avouer bien sûr) me hisser par moi-même à la divinité. Ne croyez-vous pas que c’est dans l’air du temps ? L’anthropothéisme est très à la mode.
Certes le salut est infiniment plus que le pardon des péchés, mais il commence par là. Sans ce « détour », je risque fort de réduire Jésus à un modèle, un guide, ou un initié qui me précède ; et prétendre (sans l’avouer bien sûr) me hisser par moi-même à la divinité. Ne croyez-vous pas que c’est dans l’air du temps ? L’anthropothéisme est très à la mode.
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Elisabeth
Celui qui est au centre, pour moi, c'est le Christ. "Je peux tout en celui qui me fortifie, LE CHRIST". Les premiers mots de la prière que le Christ a apprise à ses disciples, c'est : "Notre Père", et ces mots s'adressent à Celui que le Christ nous a révélé. Ces mots nous conduisent à l'adoration, et j'ai toujours cru, parce que l'Eglise me l'a enseigné, que l'adoration est la prière parfaite, qui contient tout le reste. A saint Paul qui demandait une délivrance, Jésus répond : "ma grâce te suffit".
Dieu sait ce dont nous avons besoin avant que nous ne le formulions, c'est bien Jésus qui nous le dit.
Jésus est venu nous réconcilier avec son Père, Il nous a pardonnés. Nous reconnaissons que nous avons BESOIN de Lui, un besoin vital. Pour autant, est-il utile de décortiquer ce qui est susceptible de nous séparer d'un Amour tout-puissant? Pierre a failli se noyer en regardant l'eau sur laquelle il marchait au lieu de garder son regard fixé sur Jésus.
"Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi" : n'est-ce pas notre désir le plus grand que de pouvoir un jour, nous aussi, prononcer ces paroles? Mais je suis totalement d'accord avec vous, mon Père, je pense aussi que nous nous cachons à nous-même ce que nous ne voulons pas voir, nous sommes aveugles, jusqu'au jour où, comme saint Paul, nous sommes jetés à terre sur notre chemin de Damas, ce qui ne nous empêche pas de nous retrouver très vite avec des écailles sur les yeux alors même que nous croyons y voir clair. Rien que cette constatation nous dissuade à jamais d'espérer nous hisser à la divinité. Comme disait sainte Bernadette : "beaucoup d'humiliation pour un peu d'humilité". La tendance, j'en suis d'accord aussi avec vous, semble de se croire propriétaire de la vérité, propriétaire de l'Esprit Saint, or, si le diable existe, c'est, comme vous le dites souvent, d'abord dans l'orgueil. Et Jésus, roi d'humilité, veut nous libérer de ce mal de l'orgueil. "Je ne veux connaître que Jésus, et Jésus crucifié", dit encore saint Paul.
Dieu sait ce dont nous avons besoin avant que nous ne le formulions, c'est bien Jésus qui nous le dit.
Jésus est venu nous réconcilier avec son Père, Il nous a pardonnés. Nous reconnaissons que nous avons BESOIN de Lui, un besoin vital. Pour autant, est-il utile de décortiquer ce qui est susceptible de nous séparer d'un Amour tout-puissant? Pierre a failli se noyer en regardant l'eau sur laquelle il marchait au lieu de garder son regard fixé sur Jésus.
"Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi" : n'est-ce pas notre désir le plus grand que de pouvoir un jour, nous aussi, prononcer ces paroles? Mais je suis totalement d'accord avec vous, mon Père, je pense aussi que nous nous cachons à nous-même ce que nous ne voulons pas voir, nous sommes aveugles, jusqu'au jour où, comme saint Paul, nous sommes jetés à terre sur notre chemin de Damas, ce qui ne nous empêche pas de nous retrouver très vite avec des écailles sur les yeux alors même que nous croyons y voir clair. Rien que cette constatation nous dissuade à jamais d'espérer nous hisser à la divinité. Comme disait sainte Bernadette : "beaucoup d'humiliation pour un peu d'humilité". La tendance, j'en suis d'accord aussi avec vous, semble de se croire propriétaire de la vérité, propriétaire de l'Esprit Saint, or, si le diable existe, c'est, comme vous le dites souvent, d'abord dans l'orgueil. Et Jésus, roi d'humilité, veut nous libérer de ce mal de l'orgueil. "Je ne veux connaître que Jésus, et Jésus crucifié", dit encore saint Paul.