gnose orthodoxe ?

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Pierre-Marin

gnose orthodoxe ?

Message par Pierre-Marin »

Bonjour,
Que pensez vous du problème de la gnose orthodoxe ?
Vous savez en effet que le terme de gnose n'est pas uniquement péjoratif chez les père de l'Eglise et en particulier chez Clément d'Alexandrie et Origène. Le dictionnaire de spiritualité distingue très nettement gnose et gnosticisme. Des auteurs sérieux tel Louis Bouyer dans son gnosis ou Dom J. Dupont dans la connaissance religieuse chez Saint Paul traitent la question. Comment se positionne la gnose authentique par rapport au quantités de gnoses au nom menteur qui fleurissent depuis les premiers siècles ?
Si je comprend bien que parler de gnose orthodoxe spécialement aujourd'hui est assez équivoque, le terme prétant par trop à confusion faut-il "jeter le bébé avec l'eau du bain ?" et vouer toute gnose à la gehenne ? La réponse est evidemment compliquée par le fait que certains de ceux qui prèchent l'existence d'une gnose chrétienne orthodoxe, tels Jean Hani ou Jean Borella ont parfois subi des influences hétérodoxes...
Cette question est peut être épineuse et sans intérêt mais peut être l'avez vous abordé dans l'un de vos livres je ne tiens pas à vous faire perdre du temps un simple renvoie à un ouvrage me suffira...
Merci

P. Joseph-Marie
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Enregistré le : lun. 29 sept. 2003 13:16

Message par P. Joseph-Marie »

J’aborde effectivement la question dans l’ouvrage « Quand le voile se déchire ». Il est clair que les Pères de l’Eglise présentent une « gnose » chrétienne, tout à fait « orthodoxe ». Comment ne le feraient-ils pas puisque le terme provient du quatrième évangile ? Pour Saint Jean la véritable connaissance, la gnose parfaite, est celle qui discerne le Fils de Dieu au sein de l’humanité du Fils de Joseph. Il s’agit donc de la connaissance de foi, vertu théologale (don de l’Esprit) qui éclaire notre intelligence et lui donne un objet formel nouveau, à savoir Dieu en tant qu’il se révèle en son Fils Jésus-Christ. Jésus lui-même annonce cette connaissance surnaturelle lorsqu’il révèle à Pierre (qui vient de confesser la messianité de son Maître) : « Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux » (Mt 16, 17).

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