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La conscience écologique

Nous sommes à l’heure « écologique » ; bien plus : il faut vivre « bio », retourner à la nature, ne consommer que des produits bios, se soigner par des plantes, se comporter de manière écologiste en tout. S’il est « interdit d’interdire », il est par contre une loi absolue qui contredit le paradigme relativiste : ne rien faire qui détériore la nature ou enfreint ses règles. La Nature : voilà le nouvel Être suprême auquel tout doit se soumettre et rendre hommage. Étonnant paradoxe : les associations de défense de la vie de tel animal – ou même de telle plante – se multiplient, au moment où les lois sur l’avortement et bientôt sur l’euthanasie se libéralisent de plus en plus. Alors que la conscience morale est refoulée dans tous les domaines, voilà qu’elle ressurgit, pure, inflexible, universelle. Tout est permis sauf nuire à la Nature. Le citoyen de ce début de XXIème siècle a bonne conscience lorsqu’il vit bio : voilà l’unique norme éthique universelle à laquelle il consent à se soumettre. Certes nous sommes responsables devant les générations à venir de l’état dans lequel nous leur transmettrons la nature. Mais il y a d’autres lois naturelles que celles qui régissent les conditions climatiques de notre Planète. Ces lois d’ordre moral, méritent tout autant – et en réalité bien davantage – notre respect. S’il est important de veiller à l’avenir de notre planète, il est bien plus important encore de veiller à l’avenir de notre humanité.

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