Homelie du 14Janvier

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Invité

Homelie du 14Janvier

Message par Invité »

Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. »
Bonjour Pere,

Je pensais que chacun de nous est responsable de nos propres peches et donc, il faut a chacun de nous la foi d'etre pardonne.

Mais, il me semble que les peches de cet homme sont pardonnes due a la foi des plusieurs personnes, et pas a la foi de paralyse seulement. Est-ce possible et si oui, alors, pour certains peches, il nous faut demander aide des plusieurs personnes pour etre pardonne??

d'avance, merci

P. Joseph-Marie
Messages : 1327
Enregistré le : 5 sept. 2003

Message par P. Joseph-Marie »

Le passage est à interpréter à plusieurs niveaux. Certes, le paralytique est porté par ses amis ; il n’aurait pas pu ouvrir le toit et descendre devant Jésus sans leur aide. Mais on peut légitimement supposer que les dits amis ne l’ont pas fait contre l’avis du malade. Qui sait, c’est peut-être sur son insistance que ses amis ont posé ce geste un peu fou de dégager le toit afin de pouvoir descendre son grabat ? Disons que tous les cinq y ont cru ! Cru à quoi ? Dans la puissance du thaumaturge de Nazareth ? Nous ne pouvons en tout cas pas projeter sur eux notre foi postpascale ! Ils ont cru en la puissance de l’Esprit agissant en ce jeune Rabbi dont la Parole pleine de compassion et d’autorité leur avait rendu espoir, et cette foi rudimentaire suffit pour Jésus. Aujourd’hui comme hier, Notre-Seigneur se contente de nos petits pas vers lui pour en faire de grands vers nous !
Pour en revenir à votre question : bien sûr le pardon et le miracle sont une réponse à la foi du malade ; mais le fait qu’il dépende de la bonne volonté de ses amis et de leur foi à eux aussi, nous fait prendre conscience de la dimension ecclésiale de la foi. Je reçois la foi de l’Eglise, et je la confesse en Eglise. Dans la nuite de Pâques, au moment de renouveler nos engagements baptismaux, nous renonçons au mal à la première personne du singulier : « Je renonce », mais nous confessons notre foi à la première personne du pluriel : « Oui, nous croyons », pour bien marquer que la confession de foi est toujours à la fois personnelle et communautaire.

Elisabeth

homélie du 14 janvier

Message par Elisabeth »

A travers cette scène merveilleuse, je vois aussi la force de la fraternité. Quelle extraordinaire preuve d'amitié, de solidarité ont donnée ces gens. C'est le voeu premier de Dieu , son bonheur que de voir ses enfants solidaires. A cette foi, comment l'Esprit d'Amour ne répondrait-elle pas pleinement? Dieu ne sait qu'AIMER, il est à la source de toute fraternité, l'Amour est tout-puissant, l'Amour est toujours vainqueur, c'est cela la Résurrection (pour moi...). Nous sommes appelés à agir de même, et cette fraternité existe dans notre société, elle est une lumière d'espérance dans un monde par ailleurs dur, indifférent. Puissions-nous avoir des comportements fraternels aussi "fous" dans notre vie quotidienne!

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