Mon Père, quand vous parlez de liberté vous oubliez d'en définir les limites.
Libres de quoi? De détruire l'univers? Libres d'anéantir la création? Libres d'ignorer Dieu et d'écrire notre propre histoire et que celle-ci soit distincte de celle dirigée par Dieu?
Selon ce que nous enseigne l'Eglise, nous ne sommes libres de rien, puisque le ciel, que nous soyons bons ou mauvais, est notre destination obligatoire.
A partir du moment où Dieu, dans la Bible, se mêle de nous diriger et nous soumet à ses lois, je ne vois plus comment on peut parler de liberté. A partir du moment où Jésus s'incarne et vient mêler son sang au nôtre, sans que nous l'ayons supplié de le faire, je ne vois pas où est notre liberté.
Nous sommes libres d'obéir ou de désobéir. Nous avons le choix entre la récompense ou le châtiment. Il s'agit d'une alternative binaire non d'une réelle liberté puisque celle-ci ne peut s'exercer que sous le contrôle immédiat de Dieu et selon ses directives.
"Hors de l'Eglise point de salut, hors de l'Eglise point de liberté."
Nous ne sommes jamais libres d'inventer une terre à notre guise qui ne se soucie pas de Dieu. Si nous le faisons, si nous le tentons, nous sommes aussitôt sévèrement condamnés.
Que nous disent les Papes:
"Obéissez comme Jésus a obéi à son Père. Femmes, soyez soumises à vos maris. Soyez humbles et vous serez sauvés..etc."
Est-ce cela que vous nommez liberté?
Elle perd sa foi
-
arnaud-21
libres d'obéir
La liberté de l'homme c'est l'obéissance, il n'y en a pas d'autre.
La liberté de Dieu est de faire le Bien puisqu'il est le Bien.
La liberté de l'homme c'est d'obéir puisqu'il n'est qu'une créature.
Si Dieu faisait le mal il s'autodétruirait.
Quand l'homme désobéit, il s'autodétruit.
C'est bien ce qui se passe sous nos yeux.
Le péché est un acte essentiellement négatif qui se retourne contre son auteur à l'inverse du bien qui s'oriente vers autrui.
Ainsi, la religion est claire. Elle nous apprend comment vivre en évitant e nous détruire. L'homme meurt du seul fait qu'il se condamne lui-même à mouurir.
Jésus, en faisant de sa mort un acte orienté généreusement vers les autres est parvenu à ressusciter. A nous d'en faire autant.
Nous attendons tout de Dieu. L'Eglise en fait trop souvent une assistante sociale ou une mère. Bien au contraire, il veut que nous prenions nos propres décisions, que nous soyons adultes. Notre salut est entre nos mains. Dieu nous a montré le chemin. A nous de le suivre. Dieu en a fait assez, à nous de faire le reste.
La liberté de Dieu est de faire le Bien puisqu'il est le Bien.
La liberté de l'homme c'est d'obéir puisqu'il n'est qu'une créature.
Si Dieu faisait le mal il s'autodétruirait.
Quand l'homme désobéit, il s'autodétruit.
C'est bien ce qui se passe sous nos yeux.
Le péché est un acte essentiellement négatif qui se retourne contre son auteur à l'inverse du bien qui s'oriente vers autrui.
Ainsi, la religion est claire. Elle nous apprend comment vivre en évitant e nous détruire. L'homme meurt du seul fait qu'il se condamne lui-même à mouurir.
Jésus, en faisant de sa mort un acte orienté généreusement vers les autres est parvenu à ressusciter. A nous d'en faire autant.
Nous attendons tout de Dieu. L'Eglise en fait trop souvent une assistante sociale ou une mère. Bien au contraire, il veut que nous prenions nos propres décisions, que nous soyons adultes. Notre salut est entre nos mains. Dieu nous a montré le chemin. A nous de le suivre. Dieu en a fait assez, à nous de faire le reste.
-
Martial.
Re: à propos de notre liberté
Peut-être que je me trompe, mais avant le fameux " Péché originel " (imputable à l'homme selon la tradition biblique orale, même si c'est de manière éminemment mystérieuse si on en juge par le degré de conscience qu'avaient les premiers hominiens !) l'homme est créé parfait selon sa nature (monde dit "préternaturel") ? Tous les chemins décidemment mènent à Rome, à l'ontologie et ... à cet Ô combien énigmatique "Péché originel" !P. Joseph-Marie a écrit :Notre liberté n’est pas identique à celle de Dieu !andré de bourges a écrit : La liberté que Dieu nous accorde est identique à la sienne qui le conduit à être toujours parfait.
Nous parlons de la liberté divine de manière analogique, à partir de notre pauvre liberté créée et donc imparfaite. Si en effet Dieu nous créait parfait, il aurait créé un autre Dieu, ce qui est contradictoire avec l’unicité absolue de Dieu en tant que premier Principe.
Mais dans toutes les libertés créées, la possibilité existe bien réellement, en raison de leur imperfection, de faillir, c'est-à-dire de ne pas choisir le bien pour lequel elles sont faites, introduisant par le fait même le mal dans leur sphère propre.
-
P. Joseph-Marie
- Messages : 1327
- Enregistré le : 5 sept. 2003
D’abord l’imperfection de notre nature n’est pas « voulue par Dieu » en tant qu’imperfection, mais une créature est nécessairement imparfaite, sans quoi elle serait l’égal de Dieu et elle serait elle-même Dieu.
Le mal, à ce niveau fondamental, n’est toujours que l’absence du bien. (Ce n’est qu’une première approche, car je ne réduis pas les camps de concentration à une simple absence de bien !)
Ne choisissant pas le Bien pour lequel je suis créé, j’introduis du mal au sens où l’absence criante du bien est définie comme un mal. Nous ne pouvons parler du mal qu’à partir du bien manquant, comme nous ne pouvons parler du néant qu’à partir de l’être absent. Comment voulez-vous que Dieu « crée » un mal qui est absence de bien et donc une béance dans l’être !
Le mal, à ce niveau fondamental, n’est toujours que l’absence du bien. (Ce n’est qu’une première approche, car je ne réduis pas les camps de concentration à une simple absence de bien !)
Ne choisissant pas le Bien pour lequel je suis créé, j’introduis du mal au sens où l’absence criante du bien est définie comme un mal. Nous ne pouvons parler du mal qu’à partir du bien manquant, comme nous ne pouvons parler du néant qu’à partir de l’être absent. Comment voulez-vous que Dieu « crée » un mal qui est absence de bien et donc une béance dans l’être !
-
P. Joseph-Marie
- Messages : 1327
- Enregistré le : 5 sept. 2003
Re: dieu nous a créés "imparfaits", dites-vous
Vous rendez-vous compte qu’en prétendant être parfait, vous revendiquez le statut d’être l’égal de Dieu ? A mon tour de m’étonner.andré de bourges a écrit : Je trouve cet aveu, de votre part, de l'imperfection naturelle et de naissance de l'homme, sortant des mains et de l'esprit de Dieu, assez effrayante. Décourageante.
Notre nature était originellement (avant le péché originel) parfaite dans son ordre, c'est-à-dire dans l’ordre créé, mais celui-ci ne peut atteindre la perfection de l’Etre incréé. Dieu seul se suffit parfaitement à lui-même ; la créature se définit par sa relation de dépendance ontologique au Créateur. Nous sommes dans deux ordres incommensurables. Sans quoi vous niez la distinction ontologique entre le Créateur et la créature, et vous professez le panthéisme.
-
P. Joseph-Marie
- Messages : 1327
- Enregistré le : 5 sept. 2003
Re: liberté j'écris ton nom
Vous avez raison : il faut préciser l’objet sur lequel porte la liberté de l’homme.paul eluard a écrit :Mon Père, quand vous parlez de liberté vous oubliez d'en définir les limites ?
En nous créant, Dieu n’a pas posé un acte capricieux, insensé : il avait nécessairement une intention, une finalité, qui a présidé à l’action créatrice. Il ne pouvait pas nous laisser choisir nous-même notre destinée, puisque nous n’existions pas. Or la Révélation nous précise que Dieu nous a destiné (= appelés ) à vivre en communion avec lui dans la grâce. Voilà l’orientation fondamentale de notre existence : « Tu nous as fait “vers toi” Seigneur » écrit Saint Augustin (Confessions, I, 1).
Cette orientation nous est certes « imposée », mais pas d’une manière extrinsèque, comme une contrainte extérieure ; car elle constitue notre aspiration la plus profonde, celle qui correspond à notre raison d’être. Nous pouvons dire qu’elle est inscrite ontologiquement en nous et constitue notre dynamisme le plus profond. Nous n’avons pas la liberté de changer cette orientation fondamentale car un tel changement impliquerait de modifier l’acte créateur, c'est-à-dire de nous recréer vers une autre finalité, ce qui n’est pas en notre pouvoir.
Par contre nous sommes libres au niveau du choix des moyens pour rejoindre notre fin en Dieu - à condition bien sûr que ce soit des moyens qui ne nous détournent pas de lui. Pour donner un exemple : le choix d’un état de vie est un choix qui nous revient, dans lequel nous faisons un acte de liberté. Nous ne sommes pas « prédéterminés » au mariage ou au célibat consacré. Mais les deux vocations sont finalisées en Dieu, notre Fin ultime.
-
P. Joseph-Marie
- Messages : 1327
- Enregistré le : 5 sept. 2003
Re: à propos de notre liberté
Votre intervention m’invite à poursuivre la réflexion abordée dans la réponse à une autre question. Notre nature est créée originellement parfaite dans son ordre, c'est-à-dire dans l’ordre créatural qui est le sien. Cette perfection est relative puisque nous ne nous suffisons pas à nous-même : nous ne sommes pas la source de notre propre existence, que nous recevons à chaque instant du Créateur. Notre perfection naturelle est relative à la perfection absolue de Dieu qui lui se suffit parfaitement à lui-même (« l’aséité divine »).Martial. a écrit :Selon la tradition biblique l'homme est créé parfait selon sa nature
Or dans sa bonté, Dieu nous offre de participer à sa propre perfection ontologique par l’action transformante de la grâce. Dieu offre ainsi à l’homme de pouvoir dépasser l’imperfection inévitable de sa nature créée, et de participer à la perfection de la nature divine. C’est ce que signifient les théologiens lorsqu’ils disent que la nature est créée en vue de la grâce en laquelle elle trouve son accomplissement surnaturel. Pour le dire plus simplement : Dieu nous appelle dès l’origine à la filiation divine, comme l’exprime admirablement l’hymne de la lettre aux Ephésiens : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ. C'est ainsi qu'Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour, déterminant d'avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ. Tel fut le bon plaisir de sa volonté, à la louange de gloire de sa grâce, dont Il nous a gratifiés dans le Bien-aimé » (Ep 1, 3-6). Notre liberté est invitée à se déterminer par rapport à cet appel, auquel nous pouvons consentir mais que nous pouvons refuser. Le péché d’Adam ne consiste donc pas dans le choix d’un « mal » préexistant objectivement - et qui aurait dès lors été créé par Dieu – mais dans le refus délibéré du Bien auquel il était appelé. Ce faisant, l’homme s’est enfermé dans les limites de sa simple nature, « oubliant » son Créateur et divinisant bientôt la créature.
-
Martial.
Re: à propos de notre liberté
Je note des contradictions dans ce qui se dit ici ou là à propos de la liberté humaine anté et post pecatum :P. Joseph-Marie a écrit :C'est ainsi qu'Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour, déterminant d'avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ.Martial. a écrit :Selon la tradition biblique l'homme est créé parfait selon sa nature
Le péché d’Adam ne consiste donc pas dans le choix d’un « mal » préexistant objectivement - et qui aurait dès lors été créé par Dieu – mais dans le refus délibéré du Bien auquel il était appelé. Ce faisant, l’homme s’est enfermé dans les limites de sa simple nature, « oubliant » son Créateur et divinisant bientôt la créature.
1) Comment "expliquer" la "chute" (sans jeu de mots, c'est pas drôle !) ? D'après ce que dit Thomas d'Aquin : "Quand un être a toute sa raison d'être dans un autre, il est impossible qu'il n'aime pas, par nature, cet autre plus que lui-même." (Somme théologique, IV, q.60, a.5) et Aristote disait quant à lui : "A un tel principe sont suspendus le Ciel et la Nature." (Métaphysique, 1072b.14). Aïe aïe¨aïe, ouille ouille ouille le "péché originel" !
2) L'Anthropologie chrétienne soutient que l'homme ne peut pas vouloir le mal, car c'est toujours vers un bien (imparfait et limité, mais un bien quand même) que se porte la volonté humaine éclairée par l'intelligence (on dit que le bien en tant que bien est l'objet formel qui détermine la nature de l'acte volontaire libre propre à l'homme), et en même tant elle dit que le libre arbitre existe : savoir distinguer ce qui est (objectivement) le bien et ce qui est le mal, et pouvoir choisir le mal en sachant que c'est mal et le faire parce que c'est mal (définition du péché mortel si je me souviens bien, et peut-être même du péché tout court, je ne sais plus).
A juste titre d'ailleurs même si c'est à contre-courant de l'esprit du temps : le libre arbitre il est gros comme les tours de Manathan. Je ne pense pas que c'est en allant chercher dans le code génétique des pilotes kamikases qui ont précipité les appareils contre les tours jumelles qu'on trouvera la raison d'être d'un tel phénomène, quoi qu'en pensent les Neurobiologistes etc.
Il me semble que ce doit être comme pour un embryon (humain) : avant la fécondation de l'ovule par le spermatozoïde, c'est de la puissance pure (et alors là le hasard : allons-y. Mais ce n'est pas de l'indéterminé mais du surdéterminé, mais quand même comment peut-on dire que Dieu nous crée "dès avant la fondation du monde ???). Après la fécondation ça devient une potentialité actualisée en queque sorte : la nature de l'embryon c'est de pouvoir devenir une personne spirituelle avec des droits imprescriptibles etc... Et bien de même il me semble qu'avant la "chute" on a de la puissance pure (de faire le mal), et après on a de la puissance actualisée... C'est un peu embrouillé... Merci de votre attention.