chemin de vie
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françoise
chemin de vie
Je me suis mariée Il y a 3 ans avec un homme que je trouve formidable même si parfois j'ai l'impression de ne pas être entendue dans ce que je vis. Au niveau relationnelle effectivement il y a des blessures qui malgré une thérapie sont difficiles à cicatriser. Je suis allée un W-E en communauté religieuse pendant que j'étais en thérapie. Cette démarche a été très dur pour moi et source de nombreuse angoisse. Je n'ai pas eu le courage de demander à mon futur mari de me laisser quelques temps pour prendre ma décisison. Lui était près à en prendre le risque mais moi pas, c'était beacoup trosp douloureux pour moi. Quand je pense à mes valeurs fondamentales et que je laisse exprimer ce qui vit en moi, je ressens une boule de chaleur dans mon ventre et je la prend comme un point de repère important. Je veux pouvoir vivre en authenticité dans la société mais pas dans une structure où j'ai l'impression que le corps n'a pas sa place (communauté). Comme si tous gestes corporelles étaitent proscrit. D'où ses croyances provienent-elles ? Actuellement je suis une formation en psychomotricité. Cette formation m'amène à comprendre comment être en relation avec les enfants blessés affectivement et qui ont parfois des troubles du comportement. Elle nous apprend également à accompagner les enfants afin qu'il puisse construire une sécurtié de base et avoir une bonne enveloppe corporelle nécessaire pour se construire psychiquement et ce par le biais du corps en mouvement . Peut-être n'ai-je pas choisi cette formation par hasard ? Pouvoir rejoindre en empathie les enfants, c'est une forme d'amour fraternelle puisque c'est les rejoindre la où ils sont, les prendre comme ils sont...les accueillir. Pour moi, cette démarche est l'évolution vers le vrai self ou vrai Moi. Comme si j'étais appellée pour aider les enfants qui souffrent.
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P. Joseph-Marie
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- Enregistré le : 5 sept. 2003
Je crois effectivement que le Seigneur se sert tout particulièrement de nos blessures ; elles sont même le lieu de notre plus grande fécondité, pourvu que nous les lui donnions totalement – ce qui en général est sans cesse à refaire. Je m’étonne de ce que vous écrivez sur la communauté (laquelle ? familiale ? religieuse ? paroissiale ?) comme étant le lieu ou le corps n’a pas sa place. Je crois qu’il vous faudrait lire l’ouvrage de Jean Vannier : La communauté, lieu du pardon et de la fête. Ce dernier mot est très important dans toute communauté, quelle qu’elle soit. Or j’imagine mal une fête où le corps ne trouve pas sa place ?
Je ne dis cela que pour vous aider à prendre conscience que votre argumentation ne procède pas vraiment d’un raisonnement, mais est plutôt l’expression de la blessure à laquelle vous faites allusion.
Je ne dis cela que pour vous aider à prendre conscience que votre argumentation ne procède pas vraiment d’un raisonnement, mais est plutôt l’expression de la blessure à laquelle vous faites allusion.