Quel salut pour les dannés et les anges déchus ?

Sauveur

Re: Quel salut pour les dannés et les anges déchus ?

Message par Sauveur »

Il y a quelque chose que je ne comprends pas:
- Lors du "jugement dernier" celui qui fait l'objet d'une sentence ne choisit pas; le verdict tombe.

- Pour ceux qui ignoraient Dieu, comment peut-on imaginer qu'ils choisissent de souffrir durant l'éternité, sachant que le paradis est à leur portée.

Mais peut-être que je n'ai pas compris.

P.Joseph-Marie

Re: Quel salut pour les dannés et les anges déchus ?

Message par P.Joseph-Marie »

Je ne cherche nullement à m’imaginer comment certaines personnes pourront « choisir de souffrir durant l'éternité, sachant que le paradis est à leur portée ». Je cherche seulement à éclairer la confrontation de la liberté humaine face à la proposition divine. Je me fatigue à dire qu’il s’agira pour chacun d’un choix libre ; mais qui dit choix libre dit aussi possibilité du refus de ce que Dieu nous offre. Nous retrouvons, à un autre niveau, le problème théologique de l’épreuve de la liberté et du péché originel.
Quant à la sentence du jugement dernier, n’oubliez pas qu’elle ne fait qu’entériner le jugement personnel qui a lieu au moment de la mort, et dont le verdict dépendra de notre (libre !) acceptation ou refus du salut que Dieu nous offre en son Fils Jésus-Christ.

Louis

Re: Quel salut pour les dannés et les anges déchus ?

Message par Louis »

Bonjour mon père

Comment peut-on imaginer qu'un Dieu d'Amour peut laisser un seul être dans une souffrance éternelle?

C'est impensable!!

P.Joseph-Marie

Re: Quel salut pour les dannés et les anges déchus ?

Message par P.Joseph-Marie »

Je ne peux pas répondre à cette question, et l’Eglise dans sa sagesse n’y répond pas ! J’insiste encore : nous ne pouvons que poser le problème dans des termes justes, mais nous ne prétendons pas le résoudre ! L’Eglise n’a pas la prétention de répondre à la place de Dieu, sauf dans les domaines où Celui-ci a donné explicitement son avis.
Il faut donc maintenir la volonté universelle de salut de Dieu, qui veut que tous les hommes soient sauvés : Jésus a versé son Sang pour le salut de tout homme.
Et la liberté réelle de l’homme, qui peut refuser cette proposition et se couper de Dieu.

Il est clair que ce refus ne peut que faire souffrir le Dieu d’amour : comment pourrait-il se réjouir pleinement si un seul de ses enfants manque à la fête ? N’est-ce pas une des leçons de la parabole du Père prodigue en Luc 15 ?
D’où les questions irrésolues :
- La liberté de l’homme est-elle capable d’infliger une telle souffrance à Dieu ?
- Est-il pensable que Dieu souffre ainsi éternellement de l’obstination de ses enfants, fût ce d’un seul d’entre eux ?

Je répète que l’Eglise n’a pas donné de réponse définitive à ces questions, qui demeurent des sujets débattus avec passion entre théologiens – également entre séminaristes lorsqu’ils abordent le cours des fins dernières.
J’ajoute encore une fois que l’Eglise a condamné la doctrine de l’« apocatastase » selon laquelle tous les élus intercèderaient à la fin des temps pour les âmes damnées, et parviendraient à faire fléchir le Seigneur. Raison de ce refus : la liberté de l’homme ne serait qu’un leurre, puisqu’en tous cas il serait sauvé, quels que soient ses choix personnels.
Attention aussi de ne pas attribuer plus de compassion aux élus qu’à Dieu !

Verrouillé