Ce n'est pas pour faire de la plémique mais tout de même... Cette parabole m'interpelle.
Qu'est ce que ce maître, homme dur qui moissonne là où il n'a pas semé et ramasse là où il n'a pas répandu le grain ?
Ce n'est pas par paresse que le serviteur a enfoui le talent mais par peur, connaissant la dureté de son maître. Son premier souci a été de rendre ce qui ne lui appartenait pas; où est la faute ?
Pour le reste l'argent n'a pas été donné mais seulement confié; où est la générosité ?
J'aime Dieu, maître juste et généreux qui donne sans compter.
La parabole du maître et ses serviteurs
-
P.Joseph-Marie
Re: La parabole du maître et ses serviteurs
Attention de bien respecter le genre littéraire de la parabole dans votre interprétation. Vous aurez remarqué que les deux autres serviteurs, eux, ne nourrissent pas toutes ces sombres pensées ; ils font confiance à leur Maître : pour eux, loin d’être mauvais, il ne fait aucun doute qu’il est juste. Je suppose que vous avez lu l’homélie qui commentait cette péricope sur le site ; j’y souligne que les « bons » serviteurs sont tellement convaincus de la bonté de leur Maître qu’ils ne pensent même pas à lui remettre ses talents : ils se contentent de lui montrer le bénéfice de leur travail !
La leçon de la parabole est une invitation à vérifier précisément l’image de Dieu que nous portons en nous : lui faisons-nous confiance, notre vie est-elle libérée de la peur pour pouvoir produire tout son fruit ? Ou vivons-nous dans la défiance d’un Dieu jaloux, vindicatif, mauvais ; bref : toute la caricature du vrai Dieu que le Serpent des origines a distillé dans le cœur de nos premiers parents ?
Jésus nous invite à un examen de conscience sur notre conception de Dieu, car de cette relation dépend la fécondité de notre vie. Et par la même occasion bien sûr il nous invite à rejoindre le camp de ceux qui font confiance au Dieu qu’il nous révèle, afin de découvrir que nous ne sommes pas des serviteurs, mais des fils, appelés à entrer dans la joie parfaite de notre Père en partageant sa vie divine.
La leçon de la parabole est une invitation à vérifier précisément l’image de Dieu que nous portons en nous : lui faisons-nous confiance, notre vie est-elle libérée de la peur pour pouvoir produire tout son fruit ? Ou vivons-nous dans la défiance d’un Dieu jaloux, vindicatif, mauvais ; bref : toute la caricature du vrai Dieu que le Serpent des origines a distillé dans le cœur de nos premiers parents ?
Jésus nous invite à un examen de conscience sur notre conception de Dieu, car de cette relation dépend la fécondité de notre vie. Et par la même occasion bien sûr il nous invite à rejoindre le camp de ceux qui font confiance au Dieu qu’il nous révèle, afin de découvrir que nous ne sommes pas des serviteurs, mais des fils, appelés à entrer dans la joie parfaite de notre Père en partageant sa vie divine.