Marc:
4.11
Il leur dit: C'est à vous qu'a été donné le mystère du royaume de
Dieu; mais pour ceux qui sont dehors tout se passe en paraboles,
4.12
afin qu'en voyant ils voient et n'aperçoivent point, et qu'en
entendant ils entendent et ne comprennent point, de peur qu'ils ne se
convertissent, et que les péchés ne leur soient pardonnés.
Ma question:
Jésus veut donc que certains hommes ne soient pas sauvés et ne se convertissent pas ? N'a-t-il pas l'air de refuser de pardonner leur hostilité (certes violente et permanente) à ses "ennemis" alors, que par ailleurs, il nous demande d'aimer nos ennemis ? Ce n'est pas non plus l'endurcissement des gens visés par ces paroles dures qui pourrait expliquer l'attitude de Jésus, puisqu'il envisage la possibilité de leur conversion, possibilité qui lui fait "peur".
Cela me trouble beaucoup car je croyais que Jésus désirait le salut de
tout homme.
Paroles "dures" de Jésus
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P. Joseph-Marie
- Messages : 1327
- Enregistré le : 5 sept. 2003
Vous ne vous trompez pas en croyant en la volonté universelle de salut de Dieu, réaffirmée à de multiples reprises dans les Evangiles. Ceci pour souligner qu’il est fortement déconseillé de prendre quelques versets hors de leur contexte, et surtout hors du contexte de l’ensemble de la Révélation : c’est le meilleur moyen de faire des contresens !
Dans le passage qui nous occupe, on peut effectivement avoir l’impression d’une exclusion intentionnelle d’une partie des auditeurs. En fait Jésus fait une citation de mémoire du prophète Isaïe ; voici ce passage du chapitre 6 : « Alors j'entendis la voix du Seigneur qui disait : “Qui enverrai-je ? Qui ira pour nous ?” Et je dis : “Me voici, envoie-moi”. Il me dit : “Va, et tu diras à ce peuple : Écoutez, écoutez, et ne comprenez pas ; regardez, regardez, et ne discernez pas. Appesantis le cœur de ce peuple, rends-le dur d'oreille, englue-lui les yeux, de peur que ses yeux ne voient, que ses oreilles n'entendent, que son cœur ne comprenne, qu'il ne se convertisse et ne soit guéri” » (Is 6, 8-10). En citant ce passage, Jésus souligne qu’il est l’envoyé – c'est-à-dire le Messie – promis. Mais alors est-il venu pour un jugement de condamnation ? Vous aurez compris que ce serait mettre l’Evangile en contradiction avec lui-même que de soutenir une telle proposition.
Il s’agit plutôt d’une figure de style que nous rencontrons fréquemment dans la Bible : la parole de vérité met en plein jour le mensonge de ceux qui font semblant d’être des fidèles du Très-Haut, mais qui ne le sont pas. La preuve : ils refusent de reconnaître l’Envoyé qui vient accomplir les promesses des prophètes, dont ils commentent les écrits dans les synagogues. Aussi la présence du Christ va-t-elle provoquer un endurcissement de leur cœur ; ils se boucheront les oreilles et se fermeront les yeux, afin de ne pas entendre et de ne pas voir. Jésus ne se réjouit pas de cette situation : son constat douloureux trahit plutôt sa souffrance ; tout Dieu qu’il est, il demeure impuissant devant la fermeture de cœur de ses interlocuteurs.
Dans le passage qui nous occupe, on peut effectivement avoir l’impression d’une exclusion intentionnelle d’une partie des auditeurs. En fait Jésus fait une citation de mémoire du prophète Isaïe ; voici ce passage du chapitre 6 : « Alors j'entendis la voix du Seigneur qui disait : “Qui enverrai-je ? Qui ira pour nous ?” Et je dis : “Me voici, envoie-moi”. Il me dit : “Va, et tu diras à ce peuple : Écoutez, écoutez, et ne comprenez pas ; regardez, regardez, et ne discernez pas. Appesantis le cœur de ce peuple, rends-le dur d'oreille, englue-lui les yeux, de peur que ses yeux ne voient, que ses oreilles n'entendent, que son cœur ne comprenne, qu'il ne se convertisse et ne soit guéri” » (Is 6, 8-10). En citant ce passage, Jésus souligne qu’il est l’envoyé – c'est-à-dire le Messie – promis. Mais alors est-il venu pour un jugement de condamnation ? Vous aurez compris que ce serait mettre l’Evangile en contradiction avec lui-même que de soutenir une telle proposition.
Il s’agit plutôt d’une figure de style que nous rencontrons fréquemment dans la Bible : la parole de vérité met en plein jour le mensonge de ceux qui font semblant d’être des fidèles du Très-Haut, mais qui ne le sont pas. La preuve : ils refusent de reconnaître l’Envoyé qui vient accomplir les promesses des prophètes, dont ils commentent les écrits dans les synagogues. Aussi la présence du Christ va-t-elle provoquer un endurcissement de leur cœur ; ils se boucheront les oreilles et se fermeront les yeux, afin de ne pas entendre et de ne pas voir. Jésus ne se réjouit pas de cette situation : son constat douloureux trahit plutôt sa souffrance ; tout Dieu qu’il est, il demeure impuissant devant la fermeture de cœur de ses interlocuteurs.
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François