Père,
Peux -t-on choisir sois même son accompagnateur ou dois-je le recevoir du responsable de la communauté?
J'ai une accompagnatrice spirituel depuis 3 ans et je porte le désir d'être accompagnée aussi psychologiquement.
Est-ce que l'accompagnement spirituel et psychologique sont différents ?
Puis-je choisir en dehors de mon accompagnement spirituel une autre personne pour être mon accompagnateur psychologique?
Merci de votre réponse , ainsi que celle des lecteurs.
@+
Accompagnement spirituel
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P.Joseph-Marie
Re: Accompagnement spirituel
1- Normalement c’est à vous à choisir votre accompagnateur ; cependant si vous choisissez un religieux, celui-ci demandera normalement la permission à son supérieur, sauf si sa mission consiste précisément dans l’accompagnement.
2- Si vous-même faites partie d’une communauté, vous aurez probablement le choix entre un certain nombre de personnes habilitées pour ce ministère. Il se peut que le responsable désigne lui-même l’accompagnateur, mais c’est plutôt rare ; sauf dans le cas d’un noviciat, où le maître des novices a précisément reçu la mission d’accompagner les candidats.
3- L’accompagnement psychologique est essentiellement différent de l’accompagnement spirituel. Ce dernier vise à vous aider à vous rapprocher de Dieu ; le premier cherche à dénouer les nœuds d’ordre psychologique qui vous inhibent dans votre vie quotidienne, éventuellement aussi dans votre vie spirituelle. Car les événements structurants – ou déstructurants – de notre vie psychique, ont bien évidemment une incidence sur notre vie spirituelle. Le psychothérapeute choisit délibérément – et légitimement - une attitude « neutre » par rapport au domaine spirituel. Il ne s’intéresse pas à votre vie de foi, mais aux répercussions de votre foi dans le domaine psychique. Il peut nous aider par exemple à déceler certaines tendances névrotiques qui peuvent affecter notre vie spirituelle en raison de problèmes psychiques irrésolus. Les deux accompagnements sont donc complémentaires et doivent être articulés de manière à ce qu’il n’y ait pas de confusion entre eux.
4- Il n’est pas conseillé de se faire accompagner psychologiquement par son accompagnateur spirituel : cela conduirait tôt ou tard à la confusion entre les deux domaines. Sans compter qu’il est rare que l’accompagnateur spirituel ait la double qualification.
5- Il me semble bon de prendre la décision en concertation avec votre accompagnateur spirituel.
2- Si vous-même faites partie d’une communauté, vous aurez probablement le choix entre un certain nombre de personnes habilitées pour ce ministère. Il se peut que le responsable désigne lui-même l’accompagnateur, mais c’est plutôt rare ; sauf dans le cas d’un noviciat, où le maître des novices a précisément reçu la mission d’accompagner les candidats.
3- L’accompagnement psychologique est essentiellement différent de l’accompagnement spirituel. Ce dernier vise à vous aider à vous rapprocher de Dieu ; le premier cherche à dénouer les nœuds d’ordre psychologique qui vous inhibent dans votre vie quotidienne, éventuellement aussi dans votre vie spirituelle. Car les événements structurants – ou déstructurants – de notre vie psychique, ont bien évidemment une incidence sur notre vie spirituelle. Le psychothérapeute choisit délibérément – et légitimement - une attitude « neutre » par rapport au domaine spirituel. Il ne s’intéresse pas à votre vie de foi, mais aux répercussions de votre foi dans le domaine psychique. Il peut nous aider par exemple à déceler certaines tendances névrotiques qui peuvent affecter notre vie spirituelle en raison de problèmes psychiques irrésolus. Les deux accompagnements sont donc complémentaires et doivent être articulés de manière à ce qu’il n’y ait pas de confusion entre eux.
4- Il n’est pas conseillé de se faire accompagner psychologiquement par son accompagnateur spirituel : cela conduirait tôt ou tard à la confusion entre les deux domaines. Sans compter qu’il est rare que l’accompagnateur spirituel ait la double qualification.
5- Il me semble bon de prendre la décision en concertation avec votre accompagnateur spirituel.
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Elisabethmarie
Re: Accompagnement spirituel
Cher père,
si la mission d' un religieux est l'accompagnement spirituel, son supérieur a-t-il le droit de lui interdire l'accompagnement d'une personne en particulier , ou d'interrompre un accompagnement au détriment de la personne qui demande une aide ?
Jusqu'où va l'obéïssance ? Y-a-t-il des recours possibles?
si la mission d' un religieux est l'accompagnement spirituel, son supérieur a-t-il le droit de lui interdire l'accompagnement d'une personne en particulier , ou d'interrompre un accompagnement au détriment de la personne qui demande une aide ?
Jusqu'où va l'obéïssance ? Y-a-t-il des recours possibles?
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P.Joseph-Marie
Re: Accompagnement spirituel
Vous comprendrez que je préfère ne pas répondre à votre question: il me faudrait avoir tous les éléments pour oser risquer de m'exprimer.
En général un supérieur ne retire une charge d'accompagnement que "pour de justes motifs", qui sont :
- soit le bien de l'accompagnateur,
- soit le bien de la personne accompagnée,
- soit le bien de la communauté dont dépend l'accompagnateur.
En tout cas, l'obéissance est la voie royale de la sainteté, et bien des choses s'éclairent après coup, lorsque nous avons fait le pas d'humilité d'accepter la décision ; non de manière forcée, mais dans la liberté de l'Esprit, càd dans la paix et la confiance.
Mais vous avez bien sûr toujours la possibilité de solliciter une rencontre avec le supérieur pour lui demander d'éclairer votre lanterne; à condition que cette demande soit motivée non dans un esprit de critique ou de revendication, mais comme une demande d'éclaircissement, afin de pouvoir obéir plus librement.
En général un supérieur ne retire une charge d'accompagnement que "pour de justes motifs", qui sont :
- soit le bien de l'accompagnateur,
- soit le bien de la personne accompagnée,
- soit le bien de la communauté dont dépend l'accompagnateur.
En tout cas, l'obéissance est la voie royale de la sainteté, et bien des choses s'éclairent après coup, lorsque nous avons fait le pas d'humilité d'accepter la décision ; non de manière forcée, mais dans la liberté de l'Esprit, càd dans la paix et la confiance.
Mais vous avez bien sûr toujours la possibilité de solliciter une rencontre avec le supérieur pour lui demander d'éclairer votre lanterne; à condition que cette demande soit motivée non dans un esprit de critique ou de revendication, mais comme une demande d'éclaircissement, afin de pouvoir obéir plus librement.
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Jean-Louis HUMBERT
Re: Accompagnement spirituel
Il y a un peu plus d'un an maintenant, j'ai recherché un accompagnateur, où plutôt un guide spirituel, je préfére ce terme. Pris entre une activité professionelle acaparante et la nécessité d'une présence auprés des miens, la possibilité de me tourner vers les prêtres de ma paroisse m'est apparue difficile, pour ne pas dire impensable (Il disposent d'ailleurs eux-même de trop peu de temps). J'ai donc osé, par messagerie faire cette demande auprés d'un monastére. Je n'avais pas vraiment d'espoir de voir aboutir ma demande qui me semblait farfelue.
Merveilleuse surprise ! une petite semaine plus tard, un frére m'a répondu me disant qu'à réception, ma demande avait été discutée avec le pére abbé et qu'il avait été désigné pour m'accompagner par mail, il m'a communiqué une adresse e-mail que j'utilise aujourd'hui réguliérement et que je peux vraiment définir comme un accompagnement.
Il me semble que l'intervention d'un "supérieur" est indispensable, je pense d'ailleurs que dans mon cas la communauté des fréres a participé à la décision prise. Il me semble que nous avons tous, péres, moines et laïcs nos qualités et nos défauts et certaines associations ne peuvent probablement mener à rien. N'est-il pas sage dans ce cas de se soumettre à l'avis d'un homme d'expérience et d'entendement ?
Merveilleuse surprise ! une petite semaine plus tard, un frére m'a répondu me disant qu'à réception, ma demande avait été discutée avec le pére abbé et qu'il avait été désigné pour m'accompagner par mail, il m'a communiqué une adresse e-mail que j'utilise aujourd'hui réguliérement et que je peux vraiment définir comme un accompagnement.
Il me semble que l'intervention d'un "supérieur" est indispensable, je pense d'ailleurs que dans mon cas la communauté des fréres a participé à la décision prise. Il me semble que nous avons tous, péres, moines et laïcs nos qualités et nos défauts et certaines associations ne peuvent probablement mener à rien. N'est-il pas sage dans ce cas de se soumettre à l'avis d'un homme d'expérience et d'entendement ?