Témoin de mariage

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JEan-Jacques

Témoin de mariage

Message par JEan-Jacques »

Une amie, m'a posé cette question : " Un couple de mes amis va bientôt se marier, et ils m'ont demandé d'être témoin de leur mariage. J'en suis ravie, mais, je ne suis pas baptisée. Est-ce que le prêtre va accepter ? "
Sa question m'a quelque part ravi, parce que cela signifiait que pour elle, être témoin de ce Sacrement n'était pas une simple présence à côté de ses amis, mais devant Dieu aussi. ( Je pense d'ailleurs que ses amis,catholiques, avant de lui proposer, auraient dû se renseigner. Il faut ajouter que cette amie est handicapée, et qu'elle vivra inévitablement cette épreuve comme un rejet qui risque de l'affecter. )
J'ai esquissé une réponse en lui disant qu'à mon avis, effectivement, elle ne pourrait pas l'être.
Mais peut-être ai-je été trop affirmatif. J'ai pensé que si le prêtre qui préparera les jeunes s'entretenait avec elle, il décellerait toute la beauté et bonté de son coeur, qui rassemble ce que des chrétiens baptisés n'ont pas toujours.

Sera-t-elle refusée pour être témoin de ce mariage ?

P. Joseph-Marie
Messages : 1327
Enregistré le : 5 sept. 2003

Message par P. Joseph-Marie »

A vrai dire je n’en sais rien, mais vous avez deviné qu’il y a une cohérence à sauvegarder. Il ne s’agit pas d’un jugement de valeur sur la personne, mais du bon sens : être témoin signifie recevoir le droit de la part des époux, de leur rappeler leurs engagements. Dans la mesure où ces engagements ont une dimension humaine, cette personne peut fort bien en être « témoin ». Mais la situation apparaît plus délicate lorsqu’il s’agira pour elle d’être témoin de la dimension spirituelle, c'est-à-dire de la dimension de foi, inhérente au sacrement du mariage. Celui-ci est en effet pour le croyant une alliance dans laquelle Dieu s’implique avec les époux. Au chapitre 5 de la lettre aux Ephésiens, Saint Paul n’hésite pas à proposer comme modèle de tout mariage, l’union du Christ et de l’Eglise. Il semble difficile pour une personne non croyante, d’être « témoin » de cette réalité, c'est-à-dire de la rappeler aux époux pour les aider dans leur cheminement.
Ceci dit, il est vrai qu’il est très rare que les témoins jouent ce rôle ! Aussi je ne mettrais pas d’obstacle et je consentirais à ce que cette personne soit témoin, pourvu que l’autre témoin, lui, soit croyant. Ils pourraient ainsi exercer ce ministère de manière complémentaire. J’ajoute que si cette personne a de profondes qualités humaines, elle peut fort bien rappeler aux époux des engagements religieux auxquels elle n’adhère pas, par respect de la confiance qu’ils lui ont témoigné en lui demandant ce service.

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