cher père
Pourriez-vous m'expliquer le sens de l'époux et de l'épouse dans le verset d'évangile suivant:"Qui a l'épouse est l'époux" mais l'ami de l'époux se réjouit d'entendre sa voix.
Il est quand même curieux que nous soyons un époux pour le Seigneur...surtout si nous sommes mariés...Finalement, qui dois-je aimer de tout mon coeur, de toute mon âme et de toutes mes forces? Mon épouse ou le Seigneur en priorité?
Est-ce que "il faut qu'il grandisse et que je diminue" s'applique à mon prochain? Merci
Epoux et épouse de Dieu
-
P. Joseph-Marie
- Messages : 1327
- Enregistré le : 5 sept. 2003
« Alors, l'un des sept Anges aux sept coupes remplies des sept derniers fléaux s'en vint me dire : “Viens, que je te montre la Fiancée, l'Épouse de l'Agneau”. Il me transporta donc en esprit sur une montagne de grande hauteur, et me montra la Cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, de chez Dieu, avec en elle la gloire de Dieu » (Ap 21, 9-11).
La fiancée est une figure symbolique de l’Eglise, la Cité Sainte, la Jérusalem céleste, le Temple de Dieu dont nous sommes les pierres vivantes (1P2,5). Ce symbole entend signifier le rapport entre la créature et son Créateur, tel qu’il a trouvé son accomplissement dans l’incarnation, c'est-à-dire dans l’union hypostatique. Ne disons-nous pas que le Verbe de Dieu a « épousé » l’humanité ? La grâce divine a « fécondé » notre nature pour lui faire produire ce qu’elle ne pouvait tirer d’elle-même, à savoir l’Homme nouveau, recréé dans le Christ.
La priorité de notre amour revient toujours au Seigneur : le commandement de l’amour de Dieu est premier. Mais le second lui est semblable dit Jésus : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit : voilà le plus grand et le premier commandement. Le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mt 22, 37-39). Autrement dit, l’amour du prochain n’est pas en concurrence avec l’amour de Dieu, mais c’est plutôt dans l’amour du prochain que l’amour de Dieu s’atteste : « Si quelqu'un dit : “J'aime Dieu” et qu'il déteste son frère, c'est un menteur : celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne saurait aimer le Dieu qu'il ne voit pas. Oui, voilà le commandement que nous avons reçu de lui : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère » (1 Jn 4, 20-21). Ceci est particulièrement vrai au sein du couple uni par le sacrement du mariage : l’Esprit Saint s’unit à l’amour des époux, de sorte que lorsque l’époux dit à son épouse « Je t’aime », Dieu lui-même s’unit à lui dans cette déclaration, et en même temps, c’est jusqu’à Dieu que remonte son aveu. Vous aimez Dieu en aimant votre épouse, et Dieu aime votre épouse à travers vous.
Dans la logique de l’amour, on désire toujours diminuer pour que l’autre grandisse. Et puisque nous sommes invités à entrer dans cette logique déconcertante dans nos rapports avec tous nos frères, ma réponse est positive : oui, ce verset s’applique aussi à ma relation à mon prochain.
La fiancée est une figure symbolique de l’Eglise, la Cité Sainte, la Jérusalem céleste, le Temple de Dieu dont nous sommes les pierres vivantes (1P2,5). Ce symbole entend signifier le rapport entre la créature et son Créateur, tel qu’il a trouvé son accomplissement dans l’incarnation, c'est-à-dire dans l’union hypostatique. Ne disons-nous pas que le Verbe de Dieu a « épousé » l’humanité ? La grâce divine a « fécondé » notre nature pour lui faire produire ce qu’elle ne pouvait tirer d’elle-même, à savoir l’Homme nouveau, recréé dans le Christ.
La priorité de notre amour revient toujours au Seigneur : le commandement de l’amour de Dieu est premier. Mais le second lui est semblable dit Jésus : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit : voilà le plus grand et le premier commandement. Le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mt 22, 37-39). Autrement dit, l’amour du prochain n’est pas en concurrence avec l’amour de Dieu, mais c’est plutôt dans l’amour du prochain que l’amour de Dieu s’atteste : « Si quelqu'un dit : “J'aime Dieu” et qu'il déteste son frère, c'est un menteur : celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne saurait aimer le Dieu qu'il ne voit pas. Oui, voilà le commandement que nous avons reçu de lui : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère » (1 Jn 4, 20-21). Ceci est particulièrement vrai au sein du couple uni par le sacrement du mariage : l’Esprit Saint s’unit à l’amour des époux, de sorte que lorsque l’époux dit à son épouse « Je t’aime », Dieu lui-même s’unit à lui dans cette déclaration, et en même temps, c’est jusqu’à Dieu que remonte son aveu. Vous aimez Dieu en aimant votre épouse, et Dieu aime votre épouse à travers vous.
Dans la logique de l’amour, on désire toujours diminuer pour que l’autre grandisse. Et puisque nous sommes invités à entrer dans cette logique déconcertante dans nos rapports avec tous nos frères, ma réponse est positive : oui, ce verset s’applique aussi à ma relation à mon prochain.