Dans l'homélie du jour vous nous dites : "Rome montra plus de réserve à l'égard de la tradition suivant laquelle, Marie, à l'âge de trois ans, aurait été portée au Temple de Jérusalem pour y prier et servir Dieu et se préparer ainsi à sa grande vocation. Cette hypothèse est proposée dans l’Evangile apocryphe intitulé le Protévangile de Jacques..."
Anne Catherine Emmerich, dans ses visions sur la vie de Marie, nous décrit par le menu tout un tas d'annecdotes sur le sujet...
Il n'est pas impossible que l'on ait abordé le cas de A. C. Emmerich mais je n'en trouve pas trace, aussi auriez-vous un instant pour nous dire ce que vous (et l'église) pensez des ouvrages de cette mystique (sainte?) et le crédit que l'on peut y accorder ?
Merci
Marie au temple
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P. Joseph-Marie
- Messages : 1327
- Enregistré le : 5 sept. 2003
Je pourrais vous citer dans le même ordre d’idée la délicieuse description de la présentation au Temple que nous en donne Maria Valtorta ! Page très émouvante, et sans doute apte à nourrir notre dévotion mariale, mais qui ne jouit pas pour autant de la garantie de l’inspiration.
Les « visions » de Catherine Emmerich, comme celles de Maria Valtorta ont sans doute fait un bien énorme à des générations de chrétiens, les aidant par leurs descriptions très imagées, à se représenter les scènes évangéliques, et par le fait même, à entrer dans l’événement pour y rencontrer le Seigneur ou la Vierge Marie.
Mais leur valeur se limite à cette aide dans ce que Saint Ignace de Loyola appelle la « composition du lieu » des méditations évangéliques ; elles n’ont aucune garantie de vérité historique. Seuls les Evangiles sont inspirés, et ces écrits ne devraient en aucune façon nous éloigner des Ecritures, mais plutôt être au service d’une meilleure participation à la vie des Ecritures.
Les « visions » de Catherine Emmerich, comme celles de Maria Valtorta ont sans doute fait un bien énorme à des générations de chrétiens, les aidant par leurs descriptions très imagées, à se représenter les scènes évangéliques, et par le fait même, à entrer dans l’événement pour y rencontrer le Seigneur ou la Vierge Marie.
Mais leur valeur se limite à cette aide dans ce que Saint Ignace de Loyola appelle la « composition du lieu » des méditations évangéliques ; elles n’ont aucune garantie de vérité historique. Seuls les Evangiles sont inspirés, et ces écrits ne devraient en aucune façon nous éloigner des Ecritures, mais plutôt être au service d’une meilleure participation à la vie des Ecritures.
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Invité
Si je vous comprend bien, ces écrits sont à prendre comme des illustrations, comme pourrait en faire par exemple un peintre de la Nativité ou de toute autre scène en se fiant à son imagination... Il serait vain donc de chercher quelque preuve ou vérité historique dans ces descriptions.
Pourtant, si je ne me trompe, on n'a jamais réussi à prendre ces récits en défaut (et Dieu sait s'il y en a des descriptions de tous ordres) hormis à certains moments où elle était par trop malade et s'exprimait assez mal. Si ce n'est pas inspiré, qu'est-ce ? De la simple imagination? Cela me semble difficile à croire...
Une forme de ce que l'on appelle de nos jours channeling ?
Pourtant, si je ne me trompe, on n'a jamais réussi à prendre ces récits en défaut (et Dieu sait s'il y en a des descriptions de tous ordres) hormis à certains moments où elle était par trop malade et s'exprimait assez mal. Si ce n'est pas inspiré, qu'est-ce ? De la simple imagination? Cela me semble difficile à croire...
Une forme de ce que l'on appelle de nos jours channeling ?
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P. Joseph-Marie
- Messages : 1327
- Enregistré le : 5 sept. 2003
J’exclus d’amblée la solution du channeling : le procès de béatification de Catherine Emmerich est en cours ! Je crois qu’il s’agit d’un charisme, un don de Dieu pour l’édification de son peuple, ayant pour but de faciliter l’accès à la Parole de Dieu. Mais en aucun cas Dieu ne peut donner des visions ou locutions qui se substitueraient aux Ecritures inspirées. Comme le dit admirablement Saint Jean de la Croix, le Père nous a tout donné en son Verbe ; attendre, chercher ou demander une autre révélation, ou une révélation complémentaire, impliquerait que la révélation en Jésus-Christ ne nous suffirait pas. Les quatre Evangiles nous suffisent à rencontrer le Seigneur réellement présent dans les Ecritures avec toute sa puissance de salut. Mais pour pouvoir précisément l’y rencontrer, quelques images illustrant la scène peuvent s’avérer utile pour certains lecteurs, alors que d’autres préfèreront des notes plus exégétiques.
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André
Valtorta/Emmerich
Bonjour Père,
Je reviens sur ce sujet déjà abordé parceque après avoir lu une partie de l'œuvre de Catherine Emmerich je lis avec grand plaisir celle de Valtorta. J'en lis quelques pages le soir comme un bon roman pieux qui fait du bien à l'âme et enrichit mes méditations. C'est bien mieux que la télé! Cela ne m'empêche pas bien sûr de lire les évangiles (par exemple sur votre site-merci) ou à la messe, mais cela me rend la parole si vivante!
Cependant je remarque qu'entre les deux écrivains, les scènes sont parfois très différentes. Par exemple chez C. E. les rois mages adorent Jésus dans la grotte et chez Valtorta dans une petite maison que l'on avait prété à la Sainte Famille après la Nativité.
D'autre part, surtout chez Valtorta, Jésus prend la parole et commente les scènes qu'il fait voir à son "petit Jean", tel un instructeur ou prédicateur.
Ce qui soulève tout de même certaines questions sur la nature de ces écrits et le crédit que l'on peut y apporter.
Ils nous proviennent de femmes très malades, voir à l'article de la mort tant elles souffrent, et qui ont pourtant le ressort extraordinaire d'écrire des centaines de feuillets en très peu de temps. Elles écrivent donc très vite des tas de phrases qui ne peuvent venir d'elles mêmes.
Pourquoi, si c'est bien Jésus qui leur dicte, ne décrit-il pas les choses de manière similaires?
Si les descriptions varient, qu'en est-il des observations et conseils de Jésus?
Ces communications, par contre ne vont jamais à contrario des évangiles ou (à ce que je peux en juger) de ce que nous enseigne l'Eglise.
Je remarque par ailleurs que le language, les tournures de phrases, les expressions assez particulières et les images utilisées par Jésus se retrouvent dans d'autres communications qui ont été faites par exemple à Vassula (je sais, je sais vous ne conseillez pas ses écrits mais je les avais lu avant de le savoir).
Excusez-moi d'avoir été aussi long mais j'ai du mal à me faire une idée exacte de ces communications. Pouvez-vous continuer à éclairer sur ce sujet? Merci
Je reviens sur ce sujet déjà abordé parceque après avoir lu une partie de l'œuvre de Catherine Emmerich je lis avec grand plaisir celle de Valtorta. J'en lis quelques pages le soir comme un bon roman pieux qui fait du bien à l'âme et enrichit mes méditations. C'est bien mieux que la télé! Cela ne m'empêche pas bien sûr de lire les évangiles (par exemple sur votre site-merci) ou à la messe, mais cela me rend la parole si vivante!
Cependant je remarque qu'entre les deux écrivains, les scènes sont parfois très différentes. Par exemple chez C. E. les rois mages adorent Jésus dans la grotte et chez Valtorta dans une petite maison que l'on avait prété à la Sainte Famille après la Nativité.
D'autre part, surtout chez Valtorta, Jésus prend la parole et commente les scènes qu'il fait voir à son "petit Jean", tel un instructeur ou prédicateur.
Ce qui soulève tout de même certaines questions sur la nature de ces écrits et le crédit que l'on peut y apporter.
Ils nous proviennent de femmes très malades, voir à l'article de la mort tant elles souffrent, et qui ont pourtant le ressort extraordinaire d'écrire des centaines de feuillets en très peu de temps. Elles écrivent donc très vite des tas de phrases qui ne peuvent venir d'elles mêmes.
Pourquoi, si c'est bien Jésus qui leur dicte, ne décrit-il pas les choses de manière similaires?
Si les descriptions varient, qu'en est-il des observations et conseils de Jésus?
Ces communications, par contre ne vont jamais à contrario des évangiles ou (à ce que je peux en juger) de ce que nous enseigne l'Eglise.
Je remarque par ailleurs que le language, les tournures de phrases, les expressions assez particulières et les images utilisées par Jésus se retrouvent dans d'autres communications qui ont été faites par exemple à Vassula (je sais, je sais vous ne conseillez pas ses écrits mais je les avais lu avant de le savoir).
Excusez-moi d'avoir été aussi long mais j'ai du mal à me faire une idée exacte de ces communications. Pouvez-vous continuer à éclairer sur ce sujet? Merci
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André
Valtorta/Emmerich
Bonjour Père,
Je reviens sur ce sujet déjà abordé parceque après avoir lu une partie de l'œuvre de Catherine Emmerich je lis avec grand plaisir celle de Valtorta. J'en lis quelques pages le soir comme un bon roman pieux qui fait du bien à l'âme et enrichit mes méditations. C'est bien mieux que la télé! Cela ne m'empêche pas bien sûr de lire les évangiles (par exemple sur votre site-merci) ou à la messe, mais cela me rend la parole si vivante!
Cependant je remarque qu'entre les deux écrivains, les scènes sont parfois très différentes. Par exemple chez C. E. les rois mages adorent Jésus dans la grotte et chez Valtorta dans une petite maison que l'on avait prété à la Sainte Famille après la Nativité.
D'autre part, surtout chez Valtorta, Jésus prend la parole et commente les scènes qu'il fait voir à son "petit Jean", tel un instructeur ou prédicateur.
Ce qui soulève tout de même certaines questions sur la nature de ces écrits et le crédit que l'on peut y apporter.
Ils nous proviennent de femmes très malades, voir à l'article de la mort tant elles souffrent, et qui ont pourtant le ressort extraordinaire d'écrire des centaines de feuillets en très peu de temps. Elles écrivent donc très vite des tas de phrases qui ne peuvent venir d'elles mêmes.
Pourquoi, si c'est bien Jésus qui leur dicte, ne décrit-il pas les choses de manière similaires?
Si les descriptions varient, qu'en est-il des observations et conseils de Jésus?
Ces communications, par contre ne vont jamais à contrario des évangiles ou (à ce que je peux en juger) de ce que nous enseigne l'Eglise.
Je remarque par ailleurs que le language, les tournures de phrases, les expressions assez particulières et les images utilisées par Jésus se retrouvent dans d'autres communications qui ont été faites par exemple à Vassula (je sais, je sais vous ne conseillez pas ses écrits mais je les avais lu avant de le savoir).
Excusez-moi d'avoir été aussi long mais j'ai du mal à me faire une idée exacte de ces communications. Pouvez-vous continuer à éclairer sur ce sujet? Merci
Je reviens sur ce sujet déjà abordé parceque après avoir lu une partie de l'œuvre de Catherine Emmerich je lis avec grand plaisir celle de Valtorta. J'en lis quelques pages le soir comme un bon roman pieux qui fait du bien à l'âme et enrichit mes méditations. C'est bien mieux que la télé! Cela ne m'empêche pas bien sûr de lire les évangiles (par exemple sur votre site-merci) ou à la messe, mais cela me rend la parole si vivante!
Cependant je remarque qu'entre les deux écrivains, les scènes sont parfois très différentes. Par exemple chez C. E. les rois mages adorent Jésus dans la grotte et chez Valtorta dans une petite maison que l'on avait prété à la Sainte Famille après la Nativité.
D'autre part, surtout chez Valtorta, Jésus prend la parole et commente les scènes qu'il fait voir à son "petit Jean", tel un instructeur ou prédicateur.
Ce qui soulève tout de même certaines questions sur la nature de ces écrits et le crédit que l'on peut y apporter.
Ils nous proviennent de femmes très malades, voir à l'article de la mort tant elles souffrent, et qui ont pourtant le ressort extraordinaire d'écrire des centaines de feuillets en très peu de temps. Elles écrivent donc très vite des tas de phrases qui ne peuvent venir d'elles mêmes.
Pourquoi, si c'est bien Jésus qui leur dicte, ne décrit-il pas les choses de manière similaires?
Si les descriptions varient, qu'en est-il des observations et conseils de Jésus?
Ces communications, par contre ne vont jamais à contrario des évangiles ou (à ce que je peux en juger) de ce que nous enseigne l'Eglise.
Je remarque par ailleurs que le language, les tournures de phrases, les expressions assez particulières et les images utilisées par Jésus se retrouvent dans d'autres communications qui ont été faites par exemple à Vassula (je sais, je sais vous ne conseillez pas ses écrits mais je les avais lu avant de le savoir).
Excusez-moi d'avoir été aussi long mais j'ai du mal à me faire une idée exacte de ces communications. Pouvez-vous continuer à éclairer sur ce sujet? Merci
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P. Joseph-Marie
- Messages : 1327
- Enregistré le : 5 sept. 2003
Il me semble que c’est une grâce que les récits ne concordent pas ! Au moins cela nous permet de les situer pour ce qu’ils sont : de pieuses méditations que l’Esprit Saint à suggérées à ces Saintes Femmes, afin de nous édifier dans notre lecture de l’Evangile. Si ces « révélations » nous aident à mieux entrer dans les scènes évangéliques en nous aidant à les visualiser (selon la méthode préconisée par Saint Ignace de Loyola), si elle les rend plus vivantes en complétant quelque peu les dialogues échangés, je crois qu’elles ont joué leur rôle. Et si nous les prenons comme une aide à notre méditation évangélique, nous ne serons plus troublés par les divergences, voire les contradictions entre les diverses « révélations » de la vie de Jésus.
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Éric
Fesons attention mes fréres en Jésus-Christ.
L'Église n'a pas approuvé les écrits de Maria Valtorta et pour cause. Dans son livre sur la nativité de Jésus. IL est écrit " l'ange vint au près d'elle et d'un lis blanc en jaillit du sang "! D'autres citations TRÈS DOUTEUSES se trouvent dans ses livres. De toute manière, les évangiles n'ont pas été écrits pour exiter notre imagination et satisfaire notre curiosité humaine comme un roman savon ou comme un "soap américain". Je dirais même que c'est dangereux de lire sur des revélations privées de ce genre car après la personne est moins satisfaite des Saintes Écritures qui sont beaucoup plus sobres dans la vie du quotidien de Jésus. qu'en pensez-vous mon père?
L'Église n'a pas approuvé les écrits de Maria Valtorta et pour cause. Dans son livre sur la nativité de Jésus. IL est écrit " l'ange vint au près d'elle et d'un lis blanc en jaillit du sang "! D'autres citations TRÈS DOUTEUSES se trouvent dans ses livres. De toute manière, les évangiles n'ont pas été écrits pour exiter notre imagination et satisfaire notre curiosité humaine comme un roman savon ou comme un "soap américain". Je dirais même que c'est dangereux de lire sur des revélations privées de ce genre car après la personne est moins satisfaite des Saintes Écritures qui sont beaucoup plus sobres dans la vie du quotidien de Jésus. qu'en pensez-vous mon père?