Jn 6,44 et Jn 6, 65-66

Verrouillé
Isabelle

Jn 6,44 et Jn 6, 65-66

Message par Isabelle »

Jn 6,44 : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »
Jn 6, 65-66 « mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qu'il livrerait. Il ajouta : « voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui ait pas donné par le Père. »
Ces versets me posent questions :
Y a-t-il des hommes que le Père n’attire pas vers Jésus ?
Si non, pourquoi Jésus a-t-il dit cela ?
Judas avait-il la liberté de se ressaisir et de ne pas trahir Jésus ? N’y a-t-il pas une sorte de fatalité sur son existence ?

Merci de votre réponse

P. Joseph-Marie
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Enregistré le : 5 sept. 2003

Message par P. Joseph-Marie »

Jésus dit clairement que personne ne peut le reconnaître comme Fils de Dieu Sauveur si ce n’est à la lumière de l’Esprit Saint, par qui le Père nous attire vers son Fils. Saint Irénée dira même que le Père nous attire vers lui par ses deux mains, qui sont le Fils et l’Esprit Saint.
La volonté universelle de salut du Père nous garantit que tous les hommes, sans exception, sont sollicités par l’Esprit, qui les orientent vers le chemin de la vérité et de la vie, c'est-à-dire vers l’Evangile du Christ, soit directement, soit indirectement par le biais de la voix de leur conscience.
Judas n’était pas plus « déterminé » à trahir que Pierre. Le drame de Judas est sans doute de ne pas avoir rencontré le regard de Jésus, comme Pierre en a eu l’occasion. Ce n’est pas la trahison qui a conduit Judas au suicide, mais le désespoir. Il en est de même pour chacun de nous : nous trahissons tous le Maître, mais comment réagissons-nous lorsque nous en prenons conscience ? La liberté de Judas s’est trouvée confrontée comme la nôtre à ce choix : se désespérer, ou faire confiance malgré tout dans la miséricorde de son Seigneur.

Verrouillé