« Vraiment ce que je fais je ne le comprends pas : car je ne fais pas ce que je veux, mais je fais ce que je hais. En réalité ce n'est plus moi qui accomplis l'action, mais le péché qui habite en moi. Vouloir le bien est à ma portée, mais non pas l'accomplir : puisque je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas. Or si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui accomplis l'action, mais le péché qui habite en moi. Je trouve donc une loi s'imposant à moi, quand je veux faire le bien : le mal seul se présente à moi. Car je me complais dans la loi de Dieu du point de vue de l'homme intérieur ; mais j'aperçois une autre loi dans mes membres qui lutte contre la loi de ma raison et m'enchaîne à la loi du péché qui est dans mes membres. Malheureux homme que je suis ! » (Rm 7, 15-24)
ce passage correspont exactement à ce que je vis actuellement, mais, concrètement, comment faire pour être délié de cette loi du péché?
je prend un exemple :
Je suis quelqu'un de très nerveuse et je m'emporte facilement. j'ai réellement le désir de ne pas me mettre en colère. mais , c'est toujours après réaction que je me rappelle de ma résolution de ne pas réagir. Je n'arrive pas du tout à controler mes pulsions. C'est vraiment après que j'en souffre énormément et je me dis que je n'aurais pas du réagir.
Mais je ne vois vraiment pas comment maitriser ce péché qui est en moi. Et pourtant, ce n'est pas faute d'essai.
L'erreur et le peché
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P.Joseph-Marie
Re: Damnation éternelle
Voilà un des problèmes que nous abordons dans nos cessions de guérison intérieure : comment acquérir la maîtrise de cette matière remuante que Saint Thomas appelle « les passions de l’âme », à savoir les passions du concupiscible et de l’irascible.
Disons simplement que ces passions s’élèvent de notre dimension « animale », et n’ont en soi aucune connotation morale : il s’agit de pulsions instinctives qui s’éveillent spontanément dans des circonstances déterminées. Saint Thomas précise bien que nous ne sommes pas responsables du premier mouvement de nos passions.
Bien sûr la liberté devrait intervenir sans tarder pour infléchir ce dynamisme passionnel vers des finalités constructives. Mais cette maîtrise n’est pas facile à acquérir, d’autant moins lorsque nous sommes sur des terrains « fragiles », c'est-à-dire sur nos blessures psychologiques.
La sagesse demande que nous ne nous contentions pas de confesser ces consentements coupables à nos passions, mais que nous travaillions conjointement sur les raisons de leur intensité. C’est là où nous rejoignons la démarche de guérison intérieure. Freud rejoint à sa manière Saint Thomas lorsqu’il dit que la seule manière de dominer ses passions, c’est de les rationaliser. J’ajoute : et de les maîtriser avec l’aide des vertus cardinales infuses et des sept dons de l’Esprit Saint.
Disons simplement que ces passions s’élèvent de notre dimension « animale », et n’ont en soi aucune connotation morale : il s’agit de pulsions instinctives qui s’éveillent spontanément dans des circonstances déterminées. Saint Thomas précise bien que nous ne sommes pas responsables du premier mouvement de nos passions.
Bien sûr la liberté devrait intervenir sans tarder pour infléchir ce dynamisme passionnel vers des finalités constructives. Mais cette maîtrise n’est pas facile à acquérir, d’autant moins lorsque nous sommes sur des terrains « fragiles », c'est-à-dire sur nos blessures psychologiques.
La sagesse demande que nous ne nous contentions pas de confesser ces consentements coupables à nos passions, mais que nous travaillions conjointement sur les raisons de leur intensité. C’est là où nous rejoignons la démarche de guérison intérieure. Freud rejoint à sa manière Saint Thomas lorsqu’il dit que la seule manière de dominer ses passions, c’est de les rationaliser. J’ajoute : et de les maîtriser avec l’aide des vertus cardinales infuses et des sept dons de l’Esprit Saint.