Est-ce à la grenouille de prouver que l'homme existe? A l'homme de prouver l'existence de Dieu?
Il me semble que c'est à Dieu de manifester son existence et que si nous avons tant besoin de preuves c'est que nous ne sommes pas du tout certains qu'il existe.
Si nous omettons les Evangiles et l'Ancien Testament qui sont déjà des textes anciens de plus de deux mille ans, quels événements pouvons-nous citer qui seraient des témoignages de la Présence de Dieu parmi nous?
Je n'en connais aucun. Nous sommes plus certains de son absence que de sa présence. Je suis né à égale distance de la guerre de 14-18 et de celle de 39-45. J'ai vécu les années fort agitées du Front Populaire dont je me souviens très bien car mes parents étaient des militants actifs. J'ai vécu la guerre. J'ai vu des morts, j'ai subi des bombardements. Deux de mes camarades filles du Conservatoire ont été raflées au Vel d'Hiv et déportées à Auschwitz. J'ai connu la guerre d'Algérie. Je me souviens surtout de l'absence de Dieu non de sa présence. Ce n'est pas faute de le prier. Les Allemands priaient la Vierge Marie et le Christ de donner la victoire à l'Allemagne. Les Français, les Italiens, les Belges, les Anglais, les Néerlandais faisaient de même chacun dans sa langue.
Où était Dieu à Auschwitz?
Où était-il quand son Fils mourait sur une croix?
Le cri de Jésus "Père pourquoi m'as tu abandonné?", nous avons pu le reprendre à chaque période de l'histoire. J'entends les chrétiens se vanter d'entrer en contact avec Dieu et Marie comme ils veulent. D'après leurs témoignages, Dieu leur parlerait dans leur coeur par des signes non avec des mots, comme s'il ne connaissait pas les langues humaines. Je voudrais bien que Dieu me parle avec des phrases françaises mais je ne l'ai jamais entendu. Il n'a pas secouru les enfants de son peuple élu pas plus qu'il n'a secouru son propre enfant. St Thomas, St Augustin ont sûrement été de grands docteurs de l'Eglise dotés d'une grande conviction intellectuelle, mais il ne suffit pas de prononcer le nom de Dieu pour qu'il existe et qu'il nous parle.
Nous vivons face à un vide immense, à une absence permanente de Dieu qu'aucun discours ne peut combler. Je lisais récemment dans le journal Paris Notre-Dame un texte du cardinal Lustiger, dans lequel il parlait de l'indifférence de nos sociétés pour Dieu mais je peux parler à mon tour de l'indifférence de Dieu pour notre humanité. On entend sans cesse le Pape nous inviter à prier pour la Paix mais la Paix ne vient jamais et nous le savons bien que nos prières ne serviront à rien. Je défie le meilleur théologien, le plus savant, le mieux instruit, de nous démontrer la Présence de Dieu parmi nous aujourd'hui et de nous expliquer de façon concrète comment il se manifeste aux hommes de façon visible et lisible.
Il y aura toujours de belles âmes qui nous diront qu'elles communiquent avec Dieu. Malheureusement ce Dieu qui ne sait pas parler une langue humaine n'a rien à nous apprendre. Même Thérèse de l'Enfant Jésus dont on a fait une sainte s'est trouvé face au vide et au silence du ciel. Jean de la Croix aussi. L'absence de Dieu dure depuis ce jour où Jésus a crié vers le ciel et où le ciel ne lui a pas répondu.
5 voies qui mènent à l'existence de Dieu
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P. Joseph-Marie
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- Enregistré le : 5 sept. 2003
Vous avez raison de dire que Dieu ne se manifeste pas – ou seulement de manière extraordinaire – au quotidien de nos jours dans une expérience sensible. Il n’intervient pas – ou très rarement – là où s’exprime la liberté humaine. Mais si sa présence et son action étaient empiriquement et sensiblement constatables, où serait la démarche de foi ? Tous les hommes seraient contraints de croire et de se soumettre à ce Dieu tout-puissant intervenant dans nos affaires. Où serait l’espace de l’amour dans cette relation ?
Vous dites que Dieu a abandonné son Fils sur la croix : dois-je en conclure que vous croyez que Jésus est Fils de Dieu ? Or ceci est une démarche de foi : sur la Croix, rien n’apparaissait de sa divinité. Par contre au matin de Pâques, le Père a confirmé Jésus dans la confiance qu’il avait mise en lui. Mais cette interprétation n’est à nouveau accessible qu’au regard de la foi. Seule la foi permet de voir dans la Passion un mystère de solidarité de Dieu avec la souffrance et la mort de l’homme. Le Verbe divin descend dans notre déchéance non pas pour la supprimer, mais pour lui donner un sens nouveau, l’orienter vers le chemin qui conduit à lui. Dieu se tait dans les drames de l’histoire, parce qu’il nous a tout dit dans l’incarnation rédemptrice de son Fils. Et l’Eglise continue à proclamer son message par toute la terre jusqu’au retour en gloire de son Seigneur.
Le fait qu’une jeune fille comme Saint Thérèse puisse arriver à un tel héroïsme de vertus sans expérimenter de consolation, ne plaide-t-il pas précisément en faveur de la thèse que Dieu agit dans le secret de nos vies, mais au-delà du sensible ? Son action se trahit cependant par les fruits qu’elle porte : l’Eglise ne canonise pas les saints pour leurs réalisations concrètes, ni pour leur prouesses ascétiques, ni pour leurs charismes extraordinaires, mais uniquement pour l’héroïcité de leurs vertus, car là se manifeste l’action mystérieuse et discrète de Dieu au cœur de leur vie.
Vous dites que Dieu a abandonné son Fils sur la croix : dois-je en conclure que vous croyez que Jésus est Fils de Dieu ? Or ceci est une démarche de foi : sur la Croix, rien n’apparaissait de sa divinité. Par contre au matin de Pâques, le Père a confirmé Jésus dans la confiance qu’il avait mise en lui. Mais cette interprétation n’est à nouveau accessible qu’au regard de la foi. Seule la foi permet de voir dans la Passion un mystère de solidarité de Dieu avec la souffrance et la mort de l’homme. Le Verbe divin descend dans notre déchéance non pas pour la supprimer, mais pour lui donner un sens nouveau, l’orienter vers le chemin qui conduit à lui. Dieu se tait dans les drames de l’histoire, parce qu’il nous a tout dit dans l’incarnation rédemptrice de son Fils. Et l’Eglise continue à proclamer son message par toute la terre jusqu’au retour en gloire de son Seigneur.
Le fait qu’une jeune fille comme Saint Thérèse puisse arriver à un tel héroïsme de vertus sans expérimenter de consolation, ne plaide-t-il pas précisément en faveur de la thèse que Dieu agit dans le secret de nos vies, mais au-delà du sensible ? Son action se trahit cependant par les fruits qu’elle porte : l’Eglise ne canonise pas les saints pour leurs réalisations concrètes, ni pour leur prouesses ascétiques, ni pour leurs charismes extraordinaires, mais uniquement pour l’héroïcité de leurs vertus, car là se manifeste l’action mystérieuse et discrète de Dieu au cœur de leur vie.
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jjj
l'incarnation de Iawhé et du Christ dans l'histoire
Mon Père, je vous cite. Je cite cette phrase de votre réponse qui m'a fait froid dans le dos:
"Dieu se tait dans les drames de l'histoire, parce qu'il nous a tout dit dans l'incarnation rédemptrice de son Fils. Et l'Eglise continue à proclamer son message par toute la terre jusqu'au retour en gloire de son Seigneur."
Ce silence me fait peur. Plus encore, je ne le comprends pas.
Pourquoi le Christ s'est-il incarné? Que veut dire alors le verbe "s'incarner" s'il ne dit pas justement que Dieu est entré dans la chair de l'homme. Pas seulement la chair physique mais la chair sociale, culturelle, politique, religieuse, philosophique, etc....Dieu s'incarne dans la réalité globale humaine, pas du bout des doigts, pas seulement le jour de la croix, tous les jours dans toute la durée et l'étendue de l'aventure humaine. Si Dieu n'est pas présent dans notre histoire, où est-il? Qu'y fait-il?
L'Eglise ne cesse d'excuser Dieu. De nous dire "oui, il n'est pas là, mais c'est exprès sans quoi vous ne feriez pas l'effort de croire en lui ». Je ne marche pas dans ce discours parce que la Bible nous montre un Dieu généreusement présent dans la vie quotidienne de son peuple élu, par ses actes et ses paroles.
Iawhé a accompagné son peuple durant tout l'Ancien Testament. Le Dieu qui invente l'histoire avec un peuple qu'il a choisi est le sujet de l'Ancien Testament. Dieu s'invente comme acteur principal de l'histoire humaine. C'est sa façon à lui de s'incarner et la Bible confirme qu'il a pris son rôle très au sérieux. Depuis que Jésus est né homme, Jésus le Père et le Fils sont absents. Pourquoi cette différence considérable entre l'Ancien et le Nouveau Testament dans lequel nous sommes?
"Dieu se tait dans les drames de l'histoire, parce qu'il nous a tout dit dans l'incarnation rédemptrice de son Fils. Et l'Eglise continue à proclamer son message par toute la terre jusqu'au retour en gloire de son Seigneur."
Ce silence me fait peur. Plus encore, je ne le comprends pas.
Pourquoi le Christ s'est-il incarné? Que veut dire alors le verbe "s'incarner" s'il ne dit pas justement que Dieu est entré dans la chair de l'homme. Pas seulement la chair physique mais la chair sociale, culturelle, politique, religieuse, philosophique, etc....Dieu s'incarne dans la réalité globale humaine, pas du bout des doigts, pas seulement le jour de la croix, tous les jours dans toute la durée et l'étendue de l'aventure humaine. Si Dieu n'est pas présent dans notre histoire, où est-il? Qu'y fait-il?
L'Eglise ne cesse d'excuser Dieu. De nous dire "oui, il n'est pas là, mais c'est exprès sans quoi vous ne feriez pas l'effort de croire en lui ». Je ne marche pas dans ce discours parce que la Bible nous montre un Dieu généreusement présent dans la vie quotidienne de son peuple élu, par ses actes et ses paroles.
Iawhé a accompagné son peuple durant tout l'Ancien Testament. Le Dieu qui invente l'histoire avec un peuple qu'il a choisi est le sujet de l'Ancien Testament. Dieu s'invente comme acteur principal de l'histoire humaine. C'est sa façon à lui de s'incarner et la Bible confirme qu'il a pris son rôle très au sérieux. Depuis que Jésus est né homme, Jésus le Père et le Fils sont absents. Pourquoi cette différence considérable entre l'Ancien et le Nouveau Testament dans lequel nous sommes?
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P. Joseph-Marie
- Messages : 1327
- Enregistré le : 5 sept. 2003
Qui a dit que Dieu n’est plus présent dans l’histoire ? Dieu ne se tait pas, mais il n’ajoute rien à ce qu’il nous a dit en son Fils Jésus-Christ, parce qu’en lui il nous a tout dit, c'est-à-dire tout donné ; il n’a rien de plus à ajouter pour notre salut. La Révélation est pleinement disponible à chaque instant pour tout homme. Quant à dire que Dieu n’est plus présent dans l’histoire : que faites-vous de la présence Eucharistique, de la présence dans la Parole, dans l’Eglise ? Dieu continue à agir dans chacune de nos vies : bien sûr dans la mesure où nous acceptons son action. C’est pourquoi ce sont sans doute les saints qui sont les vrais témoins, au sens où nous pouvons voir dans leur vie la transformation opérée par la grâce. Mais ce ne sont pas des exceptions : plutôt des modèles.
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Invité
Mon Père, vous écrivez ceci:
"Dieu ne se tait pas, mais il n’ajoute rien à ce qu’il nous a dit en son Fils Jésus-Christ, parce qu’en lui il nous a tout dit, c'est-à-dire tout donné ; il n’a rien de plus à ajouter pour notre salut."
Ainsi TOUT A ETE DIT. En Jesus Dieu nous a TOUT DONNE. Il n'y a plus RIEN A AJOUTER.
J'éprouve souvent ce sentiment que tout est fini, clos, clôturé et que nous sommes entrés dans ce non-temps qui caractérise l'éternité.
Ne trouvez-vous pas angoissant de savoir que Dieu n'a plus rien à dire, que, comme disent les Evangiles, TOUT EST ACCOMPLI.
A quoi bon vivre ici mais aussi à quoi bon aller au ciel des anges? Quel intérêt pour des êtres humains qui vivent dans le temps donc dans la durée, le changement, le mouvement, l'histoire, à se retrouver dans un infini immobile?
Personnellement l'idée d'éternité au lieu de me réjouir m'angoisse. Je ne vois pas du tout le ciel comme un Paradis mais comme une assemblée de miliards d'êtres humains pétrifiés, immobiles comme des mannequins derrière une vitrine. Puisque Dieu a TOUT dit, que pouvons-nous attende de nouveau que les théologiens n'ont pas déjà dit et redit maintes et maintes fois. Souvent j'ai le sentiment que l'Eglise est devenu un Musée dont on visite les plus belles salles consacrées à la grande époque du triomphe de l'Eglise, aux environs du XII, XIIIème siècle, au moment des cathédrales mais qu'il ne se passe plus rien d'important. Comme vous le soulignez Dieu a TOUT dit. Nous visitons le Musée de l'Eglise avec ses grandes dates, celles des savants docteurs comme Augustin et Thomas d'Aquin, des grands saints comme François d'Assise, Catherine de Sienne... Qu'espérons-nous désormais puisque l'histoie humaine n'intéresse pas le ciel et que Jésus ne s'y est jamais intéressé?
"Dieu ne se tait pas, mais il n’ajoute rien à ce qu’il nous a dit en son Fils Jésus-Christ, parce qu’en lui il nous a tout dit, c'est-à-dire tout donné ; il n’a rien de plus à ajouter pour notre salut."
Ainsi TOUT A ETE DIT. En Jesus Dieu nous a TOUT DONNE. Il n'y a plus RIEN A AJOUTER.
J'éprouve souvent ce sentiment que tout est fini, clos, clôturé et que nous sommes entrés dans ce non-temps qui caractérise l'éternité.
Ne trouvez-vous pas angoissant de savoir que Dieu n'a plus rien à dire, que, comme disent les Evangiles, TOUT EST ACCOMPLI.
A quoi bon vivre ici mais aussi à quoi bon aller au ciel des anges? Quel intérêt pour des êtres humains qui vivent dans le temps donc dans la durée, le changement, le mouvement, l'histoire, à se retrouver dans un infini immobile?
Personnellement l'idée d'éternité au lieu de me réjouir m'angoisse. Je ne vois pas du tout le ciel comme un Paradis mais comme une assemblée de miliards d'êtres humains pétrifiés, immobiles comme des mannequins derrière une vitrine. Puisque Dieu a TOUT dit, que pouvons-nous attende de nouveau que les théologiens n'ont pas déjà dit et redit maintes et maintes fois. Souvent j'ai le sentiment que l'Eglise est devenu un Musée dont on visite les plus belles salles consacrées à la grande époque du triomphe de l'Eglise, aux environs du XII, XIIIème siècle, au moment des cathédrales mais qu'il ne se passe plus rien d'important. Comme vous le soulignez Dieu a TOUT dit. Nous visitons le Musée de l'Eglise avec ses grandes dates, celles des savants docteurs comme Augustin et Thomas d'Aquin, des grands saints comme François d'Assise, Catherine de Sienne... Qu'espérons-nous désormais puisque l'histoie humaine n'intéresse pas le ciel et que Jésus ne s'y est jamais intéressé?
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P. Joseph-Marie
- Messages : 1327
- Enregistré le : 5 sept. 2003
Si vous vous faites la peine de surfer sur ce forum, vous comprendrez que nous ne parlons pas de la même chose. Vous parlez de religion, je parle de foi. Pour moi l’Eglise est la communauté de ceux qui ont rencontré Jésus vivant, ressuscité. La communauté de ceux qui ont mis leur pas dans ses traces pour rejoindre le Père. Votre vision et vos développements sur une l’Eglise statique correspondent exactement à un regard extérieur, qui n’a pas (encore) été saisi dans la mouvance de l’Esprit de vie, d’amour, qui embrase le cœur de ceux qui ont accueilli la seigneurie du Christ. Plutôt que d’argumenter rationnellement, je vous invite d’abord à vous ouvrir à la grâce du Seigneur Jésus-Christ. Ensuite nous pourrons approfondir vos questions dans la nouveauté de l’Esprit, et non plus dans la vétusté de la lettre - vaine et stérile.
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Anne
Re: l'absence et le silence de Dieu
Francis bernard a écrit : " Nous sommes plus certains de son absence que de sa présence. Je suis né à égale distance de la guerre de 14-18 et de celle de 39-45. J'ai vécu les années fort agitées du Front Populaire dont je me souviens très bien car mes parents étaient des militants actifs. J'ai vécu la guerre. J'ai vu des morts, j'ai subi des bombardements. Deux de mes camarades filles du Conservatoire ont été raflées au Vel d'Hiv et déportées à Auschwitz. J'ai connu la guerre d'Algérie. Je me souviens surtout de l'absence de Dieu non de sa présence. Ce n'est pas faute de le prier. Les Allemands priaient la Vierge Marie et le Christ de donner la victoire à l'Allemagne. Les Français, les Italiens, les Belges, les Anglais, les Néerlandais faisaient de même chacun dans sa langue.
Où était Dieu à Auschwitz?
Où était-il quand son Fils mourait sur une croix?"
Je voudrais répondre à ceci par un témoignage très personnel, il ne s'agit donc pas d'une explication rationnelle, et ma réponse n'a de valeur peut-être que pour moi, et peut-être n'est-elle absolument pas satisfaisante pour autrui, mais si elle pouvait aider quelqu'un alors je veux bien la partager :
J'ai été abusée sexuellement par deux hommes alors que je n'étais qu'une toute petite fille innocente, je n'avais même pas 4 ans. Cette horreur à profondément perturbé ma vie et ma relation avec les hommes, et j'ai vécu beaucoup de violence encore par la suite. J'étais constamment habitée de pensées morbides et de dégoût pour les hommes.
J'ai entrepris une psychothérapie à l'âge de 35 ans, mais il m'a fallu plusieurs années avant de pouvoir aborder l'agression de ma petite enfance.
Un jour, alors que j'étais en prière, un sentiment de profonde détresse m'a envahie et j'ai crié à Dieu : "Mais où étais-tu quand cela c'est passé ? J'étais si petite, si innocente, où étais-tu ?".
Et au fond de ma détresse, mon esprit a été traversé par cette réponse fulgurante : "SUR LA CROIX!"
J'ai été complètement "saisie" par cette réponse. Stupéfaite. Immédiatement la paix s'est faite en moi. Une paix que seul le Seigneur peut donner. Ma détresse s'est évanouie.
Christ, mon Seigneur avait été crucifié pour cet événement aussi, il avait porté ma souffrance, et il était aussi réssuscité pour moi, me permettant de renaître.
J'ai senti l'amour de mon Seigneur, et l'Esprit de consolation m'a bercée. Qui peut traduire en mots tant de grâce et de tendresse de mon Dieu.
Puisse le Dieu de toutes grâces et de toutes consolations, vous bénir, vous réconforter et vous donner de le découvrir, Lui qui nous a tant aimé.
Où était Dieu à Auschwitz?
Où était-il quand son Fils mourait sur une croix?"
Je voudrais répondre à ceci par un témoignage très personnel, il ne s'agit donc pas d'une explication rationnelle, et ma réponse n'a de valeur peut-être que pour moi, et peut-être n'est-elle absolument pas satisfaisante pour autrui, mais si elle pouvait aider quelqu'un alors je veux bien la partager :
J'ai été abusée sexuellement par deux hommes alors que je n'étais qu'une toute petite fille innocente, je n'avais même pas 4 ans. Cette horreur à profondément perturbé ma vie et ma relation avec les hommes, et j'ai vécu beaucoup de violence encore par la suite. J'étais constamment habitée de pensées morbides et de dégoût pour les hommes.
J'ai entrepris une psychothérapie à l'âge de 35 ans, mais il m'a fallu plusieurs années avant de pouvoir aborder l'agression de ma petite enfance.
Un jour, alors que j'étais en prière, un sentiment de profonde détresse m'a envahie et j'ai crié à Dieu : "Mais où étais-tu quand cela c'est passé ? J'étais si petite, si innocente, où étais-tu ?".
Et au fond de ma détresse, mon esprit a été traversé par cette réponse fulgurante : "SUR LA CROIX!"
J'ai été complètement "saisie" par cette réponse. Stupéfaite. Immédiatement la paix s'est faite en moi. Une paix que seul le Seigneur peut donner. Ma détresse s'est évanouie.
Christ, mon Seigneur avait été crucifié pour cet événement aussi, il avait porté ma souffrance, et il était aussi réssuscité pour moi, me permettant de renaître.
J'ai senti l'amour de mon Seigneur, et l'Esprit de consolation m'a bercée. Qui peut traduire en mots tant de grâce et de tendresse de mon Dieu.
Puisse le Dieu de toutes grâces et de toutes consolations, vous bénir, vous réconforter et vous donner de le découvrir, Lui qui nous a tant aimé.