Père, je travaille à mi-temps dans un foyer de réinsertion auprès de femmes sortant d'hôpitaux psychiatriques. Depuis quelques temps, l'une de nos résidentes me pose souci. Il s'agit d'une femme de 40 ans souffrant d'angoisses dépressives.
Cette personne avait réussi à mettre sur pied un projet professionnel et à effectuer les démarches nécessaires pour entrer dans un C.A.T., et patatra, voici que tout s'écroule, depuis plusieurs mois elle ne trouve plus de goût à rien et son état ne fait qu'empirer. Je ne la sens plus du tout apte au travail alors qu'elle a un réel potentiel.
Tout ceci pourrait sembler à priori non surprenant dans le cadre de sa maladie psychique si elle ne m'avait dit un jour qu'elle avait été mise très jeune en contact avec des sorciers en Algérie (son pays d'origine). Sa propre mère en fréquentait beaucoup. Elle m'a parlé d'un marabout qui lui aurait fait des avances alors qu'elle était toute jeune mariée, et l'ayant refusé, il lui aurait prédit la ruine de son mariage. Le soir même, elle s'est coupé les cheveux dans un acte irrépressible et elle s'est mise à pleurer. A partir de ce jour, elle a fui son mari. Elle est aujourd'hui divorcée depuis de longues années. Elle est épuisée d'angoisses et souffre à longueur de temps, et ce malgré son traitement (que sa psychiatre est amenée à changer souvent).
Je sais bien que cette personne est très fragile psychologiquement, et qu'il a peut-être simplement suffi à ce marabout d'induire une parole nocive pour qu'elle lui obéisse inconsciemment, mais dans le doute, je ne peux m'empêcher de penser qu'elle subit peut-être des influences occultes à son insu. Elle m'a assuré cependant qu'elle n'avait plus aucun lien avec ces sorciers. Elle en a une manifeste terreur.
Elle est de culture musulmane mais ne pratique pas. Si elle avait été chrétienne, je lui aurais proposé sans hésitation de rencontrer un prêtre, mais là, je suis coincée ! Je prie pour elle bien sur, mais que puis-je faire concrètement pour l'aider davantage ? Je n'ose parler de cela avec mes collègues qui se déclarent pour la plupart athées (excepté une collègue amie qui a compris le sens de mes doutes).
J’avais songé aussi à déposer une intention de messe. Ce n’est pas très « professionnel » mais je ne vois pas comment agir plus efficacement que par la grâce de Jésus !
Psychatrie et liens occultes
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P.Joseph-Marie
Re: Psychatrie et liens occultes
Le Dr Gallegar, psychiatre associé à l’exorciste du diocèse de New York depuis 15 ans, témoignait au Congrès international des exorcistes, l’an passé, à Collevalenza, qu’il avait remarqué combien la prière de délivrance peut dans certains cas apaiser des patients atteints de maladies psychologiques, même graves. Tout cela demande beaucoup de discernement, car dans le cas d’une personne souffrant de dissociation d’origine purement psychologique, une prière de délivrance pourrait tout au contraire la confirmer dans son scénario pathologique.
Il y a cependant des cas où il s’est révélé que le Démon semble aggraver une fragilité jusqu’à la rendre incontrôlable. La prière ne guérit pas forcément la personne, mais la sort de ses crises ou retrouve une plus grande paix.
Vous pouvez toujours plonger intentionnellement cette personne dans le précieux Sang de Jésus, et invoquer sur elle la victoire de la Résurrection. Confiez-la à la Vierge Marie et à Saint Michel. Et prenez-la dans votre prière d’intercession. L’offrande d’une Eucharistie est une excellente idée.
Il y a cependant des cas où il s’est révélé que le Démon semble aggraver une fragilité jusqu’à la rendre incontrôlable. La prière ne guérit pas forcément la personne, mais la sort de ses crises ou retrouve une plus grande paix.
Vous pouvez toujours plonger intentionnellement cette personne dans le précieux Sang de Jésus, et invoquer sur elle la victoire de la Résurrection. Confiez-la à la Vierge Marie et à Saint Michel. Et prenez-la dans votre prière d’intercession. L’offrande d’une Eucharistie est une excellente idée.