Bonsoir
Ce n'est pas une question liée au new-age, mais elle porte quelque chose de tous les temps, et mon quotidien et celui de ma famille en tout cas.
Pensez-vous que la haine d'une personne envers une autre peut avoir autant de pouvoirs négatifs qu'une pratique de sorcellerie ou d'envoûtement ? Il ya très peu de prêtres ou de religieux avec qui l'on peut en discuter de cela.
J'ai la conviction que la Grâce de notre Baptême est plus forte que bien des effets du Mal, mais quand toute une vie on ressent une chape de plomb qui empêche ( semble empêcher ) toute amélioration, parce qu'il y a comme un lien avec ce sentiment de haine... La Prière protège assurément, mais ne libère pas.
Pardonnez-moi si cette question semble à côté de votre thème.
Merci d'y répondre et que l'Esprit Saint vous accompagne.
Sentiment de haine.
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P.Joseph-Marie
Re: Sentiment de haine.
Votre demande est loin d’être hors sujet, car elle pose indirectement la question des formes-pensées. Selon l’ésotérisme, une pensée – surtout lorsqu’elle est « chargée » intentionnellement - peut être aussi pénétrante, enveloppante, perceptible qu’une présence matérielle. Bien sûr nous sommes dans le domaine de l’invérifiable puisque dans l’occulte ; mais je crois que nous avons tous plus ou moins fait l’expérience de cette pénétration de la pensée d’autrui, particulièrement lorsqu’elle est fortement teintée par des passions. On peut se sentir agressé par une personne qui ne s’adresse pas à nous, mais dont on dira qu’ « elle n’en pense pas moins » ! Bien sûr il faut tenir compte du processus de la projection qui consiste à attribuer à mon interlocuteur les sentiments et les pensées que je ne peux pas voir en moi-même ; mais au-delà de ce fonctionnement psychologique bien connu, je crois qu’il est difficile de récuser qu’il y a « quelque chose de vrai » dans cette théorie des formes-pensées.
Il n’est donc pas impossible que vous puissiez souffrir de la haine que vous porte une personne. J’ajoute seulement que j’ai du mal à croire que ce genre d’agression perdure longtemps. Il y a heureusement une certaine « usure » des sentiments, si du moins on respecte une certaine distance physique. Ceci dit, les sentiments négatifs que peut nous porter notre entourage sont effectivement très lourds à porter et nécessitent de demeurer dans une vigilance intérieure de chaque instant afin de ne pas répondre soit par le découragement et la démission, soit par la contre-attaque et l’agressivité, mais par un surcroît de charité. Je ne préconise pas la « pensée positive », ou « la magie blanche contre la magie noire », mais je suggère de plonger ce frère ennemi dans l’amour que nous donne pour lui l’Esprit de Jésus-Christ, selon la promesse qu’il nous a faite lorsqu’il nous a invité à agir ainsi dans le sermon sur la Montagne.
Il n’est donc pas impossible que vous puissiez souffrir de la haine que vous porte une personne. J’ajoute seulement que j’ai du mal à croire que ce genre d’agression perdure longtemps. Il y a heureusement une certaine « usure » des sentiments, si du moins on respecte une certaine distance physique. Ceci dit, les sentiments négatifs que peut nous porter notre entourage sont effectivement très lourds à porter et nécessitent de demeurer dans une vigilance intérieure de chaque instant afin de ne pas répondre soit par le découragement et la démission, soit par la contre-attaque et l’agressivité, mais par un surcroît de charité. Je ne préconise pas la « pensée positive », ou « la magie blanche contre la magie noire », mais je suggère de plonger ce frère ennemi dans l’amour que nous donne pour lui l’Esprit de Jésus-Christ, selon la promesse qu’il nous a faite lorsqu’il nous a invité à agir ainsi dans le sermon sur la Montagne.
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delaitre
Re: Sentiment de haine.
Bonjour,
Je crois qu'effectivement la haine que l'on porte à quelqu'un ou que l'on subit est destructrice. D'ailleurs sans même aller si loin, lorsqu'on est terriblement en colère on sent comme une force qui sort de soi. A ce propos , l'expression "sortir de ses gonds " est assez révélatrice d'une réalité absolument invérifiable scientifiquement mais sensible tout de même.
Personnellement je suis convaincue que le sentiment de haine envers un frère est un homicide. Il porte en lui la mort. C'est pourquoi on ne devrait pas s'approcher de la table du Seigneur avec de tels sentiments sans s'être confessé auparavant.
Je crois qu'effectivement la haine que l'on porte à quelqu'un ou que l'on subit est destructrice. D'ailleurs sans même aller si loin, lorsqu'on est terriblement en colère on sent comme une force qui sort de soi. A ce propos , l'expression "sortir de ses gonds " est assez révélatrice d'une réalité absolument invérifiable scientifiquement mais sensible tout de même.
Personnellement je suis convaincue que le sentiment de haine envers un frère est un homicide. Il porte en lui la mort. C'est pourquoi on ne devrait pas s'approcher de la table du Seigneur avec de tels sentiments sans s'être confessé auparavant.
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P.Joseph-Marie
Re: Sentiment de haine.
Vous avez tout à fait raison, avec une précision cependant.
Saint Thomas précise bien que la haine fait partie des passions de l’âme ; c'est-à-dire qu’il s’agit d’un mouvement instinctif, qui s’élève automatiquement de notre nature animale lorsque notre bien est menacé. Vous chercherez en vain à éviter de ressentir de la haine envers ce qui fait obstacle à la jouissance du bien qui correspond à votre nature. Et comme il est instinctif, ce mouvement spontané ne fait pas l’objet d’un jugement moral puisqu’il ne s’agit pas d’un acte libre.
Je donne comme exemple de cette passion - qui encore une fois nous est commune avec le monde animal : la souris hait le chat, d’un sentiment de haine spontané !
La seule manière de maîtriser nos passions, c’est de les rationaliser. Freud l’a dit après Saint Thomas. Dans cette démarche, nous avons le support des vertus cardinales (naturelles et infuses) voire des dons de l’Esprit. Mais cette aide ne conduit pas à étouffer la haine, mais à la canaliser de manière à ce que son dynamisme soit mis au service de la vie et non de la mort. Car comme vous le soulignez fort bien, si nous laissons libre court à la haine, elle sera meurtrière.
La haine ne devient objet d’un jugement moral que lorsqu’elle est reprise, acceptée, portée par la libre volonté qui l’a fait sienne. Mais– je cite encore Saint Thomas – nous ne sommes pas responsable du premier mouvement de nos passions.
Il ne s’agit pas de s’appuyer sur ce que je viens de dire pour se justifier à bon compte, mais cette réflexion permettra peut-être à bon nombre, de ne pas étouffer dans la culpabilité due à des sentiments irrépressibles : mettons notre énergie à maîtriser et à réorienter nos passions, plutôt que de nous enfoncer dans une culpabilité morbide et stérile.
Saint Thomas précise bien que la haine fait partie des passions de l’âme ; c'est-à-dire qu’il s’agit d’un mouvement instinctif, qui s’élève automatiquement de notre nature animale lorsque notre bien est menacé. Vous chercherez en vain à éviter de ressentir de la haine envers ce qui fait obstacle à la jouissance du bien qui correspond à votre nature. Et comme il est instinctif, ce mouvement spontané ne fait pas l’objet d’un jugement moral puisqu’il ne s’agit pas d’un acte libre.
Je donne comme exemple de cette passion - qui encore une fois nous est commune avec le monde animal : la souris hait le chat, d’un sentiment de haine spontané !
La seule manière de maîtriser nos passions, c’est de les rationaliser. Freud l’a dit après Saint Thomas. Dans cette démarche, nous avons le support des vertus cardinales (naturelles et infuses) voire des dons de l’Esprit. Mais cette aide ne conduit pas à étouffer la haine, mais à la canaliser de manière à ce que son dynamisme soit mis au service de la vie et non de la mort. Car comme vous le soulignez fort bien, si nous laissons libre court à la haine, elle sera meurtrière.
La haine ne devient objet d’un jugement moral que lorsqu’elle est reprise, acceptée, portée par la libre volonté qui l’a fait sienne. Mais– je cite encore Saint Thomas – nous ne sommes pas responsable du premier mouvement de nos passions.
Il ne s’agit pas de s’appuyer sur ce que je viens de dire pour se justifier à bon compte, mais cette réflexion permettra peut-être à bon nombre, de ne pas étouffer dans la culpabilité due à des sentiments irrépressibles : mettons notre énergie à maîtriser et à réorienter nos passions, plutôt que de nous enfoncer dans une culpabilité morbide et stérile.
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paul
Re: Sentiment de haine.
Nous souffrons certes de cette haine que nous portons , suite à des blessures douloureusement ressenties, à une personne et je pense que la violence de ses sentiments s'atténue avec le temps. La haine que je sens dans le regard ou l'attitude de l'autre est tout aussi difficile à supporter, elle est cependant souvent amplifiée par ma capacité masochiste à me vouloir victime...
Pourtant dans cet état, j'existe encore pour l'autre et l'autre garde encore une existence pour moi; ceci entretient l'espoir et autorise le retour secrétement attendu ; mais qui fera le premier pas....? Comment apprendre à pardonner ?
Si je sens la force pénétrante d'une pensée négative et ses effets corrodants, j'ai en revanche beaucoup plus de difficultés à apprécier les effets de la pensée positive que je porte à certaines personnes qui restent déséspérément fermés et pour lesquels je n'existe pas.
Cela m'interpelle d'autant plus que ce correspondant est fortement présent dans ma prière sans pouvoir éveiller chez lui de sentiment positif à mon endroit. Pourtant la prière est un moyen d'établir la communion avec le Père et avec les autres..
Pourtant dans cet état, j'existe encore pour l'autre et l'autre garde encore une existence pour moi; ceci entretient l'espoir et autorise le retour secrétement attendu ; mais qui fera le premier pas....? Comment apprendre à pardonner ?
Si je sens la force pénétrante d'une pensée négative et ses effets corrodants, j'ai en revanche beaucoup plus de difficultés à apprécier les effets de la pensée positive que je porte à certaines personnes qui restent déséspérément fermés et pour lesquels je n'existe pas.
Cela m'interpelle d'autant plus que ce correspondant est fortement présent dans ma prière sans pouvoir éveiller chez lui de sentiment positif à mon endroit. Pourtant la prière est un moyen d'établir la communion avec le Père et avec les autres..
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Pierre-Emmanuel C.
Re: Sentiment de haine.
A propos des formes pensees.
Ce qui est "occulte" est "cache". Cela ne veut pas dire que c'est inverifiable, mais plutot que cela n'est pas encore verifie.
J'aimerais vous conseiller de feuilleter le livre de Masaru Emoto "Messages from water" : avec une methodologie scientifique il a ete mis en evidence que l'eau cristalise differemment suivant les pensees ou les mots avec lesquels elle est en presence.
C'est un premier pas vers la reconnaissance que les pensees agissent de maniere concrete avec la matiere.
(l'etape ultime etant peut-etre de comprendre que la matiere n'est que la manifestation des pensees collectives ?)
En particulier des pensees "destructrices" (haine, etc.) peuvent effectivement avoir des effets destructeurs concrets dans le monde physique.
Dans le cas de l'eau (cf livre cite), les pensees "negatives" empechent une cristallisation harmonieuse (formation des flocons).
Pour revenir quand meme au sujet
, alimenter le sentiment d'"etre une victime impuissante" quand on subit de telles pensees a notre encontre nous fait entrer dans un cercle vicieux.
La meilleure reponse est effectivement de "plonger ce frère ennemi dans l'amour que nous donne pour lui l'Esprit de Jésus-Christ". Une consequence "bonus" de cet acte-pensee est de limter l'effet des pensees negatives sur nous. Ce n'est pas le but a rechercher, mais cela sera la consequence de cet acte d'amour envers cet "ennemi".
Ce qui est "occulte" est "cache". Cela ne veut pas dire que c'est inverifiable, mais plutot que cela n'est pas encore verifie.
J'aimerais vous conseiller de feuilleter le livre de Masaru Emoto "Messages from water" : avec une methodologie scientifique il a ete mis en evidence que l'eau cristalise differemment suivant les pensees ou les mots avec lesquels elle est en presence.
C'est un premier pas vers la reconnaissance que les pensees agissent de maniere concrete avec la matiere.
(l'etape ultime etant peut-etre de comprendre que la matiere n'est que la manifestation des pensees collectives ?)
En particulier des pensees "destructrices" (haine, etc.) peuvent effectivement avoir des effets destructeurs concrets dans le monde physique.
Dans le cas de l'eau (cf livre cite), les pensees "negatives" empechent une cristallisation harmonieuse (formation des flocons).
Pour revenir quand meme au sujet
La meilleure reponse est effectivement de "plonger ce frère ennemi dans l'amour que nous donne pour lui l'Esprit de Jésus-Christ". Une consequence "bonus" de cet acte-pensee est de limter l'effet des pensees negatives sur nous. Ce n'est pas le but a rechercher, mais cela sera la consequence de cet acte d'amour envers cet "ennemi".
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P.Joseph-Marie
Re: Sentiment de haine.
La définition d’occulte comme ce qui est « caché » est tout à fait classique ; je mettrais bien des bémols sur la suite votre propos en ce qui concerne la vérification, mais ce n’est pas le lieu de faire de l’épistémologie.
Je ne crois pas qu’il soit nécessaire de recourir à des travaux compliqués pour s’assurer de l’influence des pensées : il suffit de voir l’effet de pensées négatives ou positives (« main verte ») sur nos plantes d’intérieurs, qui semblent « ressentir » si nous leur voulons du bien ou du mal.
Ceci dit, je maintiens que tout cela appartient au champ occulte, en précisant encore une fois que ce terme n’est pas péjoratif en soi, mais désigne le domaine des interactions - disons énergétiques - sur lequel la physique contemporaine ne peut pas (encore) s’exprimer.
Je ne crois pas qu’il soit nécessaire de recourir à des travaux compliqués pour s’assurer de l’influence des pensées : il suffit de voir l’effet de pensées négatives ou positives (« main verte ») sur nos plantes d’intérieurs, qui semblent « ressentir » si nous leur voulons du bien ou du mal.
Ceci dit, je maintiens que tout cela appartient au champ occulte, en précisant encore une fois que ce terme n’est pas péjoratif en soi, mais désigne le domaine des interactions - disons énergétiques - sur lequel la physique contemporaine ne peut pas (encore) s’exprimer.