Tout à l'heure, dans l'émission le Fou du roi sur France Inter (vers 12h10), j'ai entendu Mgr Gaillot dire qu'il ne croyait pas à l'existence du diable. Du mal oui, pas du diable. J'avoue être assez interloqué. Qu'un catholique puisse avoir eu un catéchisme superficiel peut se comprendre, mais cet homme a quand même été élevé à la dignité d'évêque! Comment peut-il énoncer une pareille thèse? A l'heure où vous nous mettez spécialement en garde sur l'occultisme et l'action des démons sur les hommes (envoutements et compagnie), alors que de nombreux saints (par ex le Curé d'Ars ou le Padre Pio) ont lutté même physiquement contre des démons, comment un évêque peut-il s'exprimer ainsi? Ca me choque.
Merci pour votre réponse et pour votre site.
existence du diable
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P. Joseph-Marie
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- Enregistré le : lun. 29 sept. 2003 13:16
Mgr Gaillot n’en est pas à sa première bévue, hélas. Ce sont ce genre de prises de position qui le rendent sympathique aux chrétiens avant-gardistes qui voient en lui un porte parole de ceux qui préfèrent faire du sky hors piste plutôt que de suivre les balises des Ecritures, de la Tradition et du Magistère.
Jugez l’arbre aux fruits : où sont-ils les fruits ? Ce genre d’intervention ne fait qu’augmenter le trouble et semer la division au cœur de l’Eglise, ce qui ne saurait être l’œuvre de l’Esprit. Si le démon n’existe pas, on se demande qui est à l’œuvre ?
Je reste curieux d’entendre la lecture que Mgr Gaillot nous fera de la Passion…
Ceci dit, que la charité et le pardon aient le dernier mot !
Jugez l’arbre aux fruits : où sont-ils les fruits ? Ce genre d’intervention ne fait qu’augmenter le trouble et semer la division au cœur de l’Eglise, ce qui ne saurait être l’œuvre de l’Esprit. Si le démon n’existe pas, on se demande qui est à l’œuvre ?
Je reste curieux d’entendre la lecture que Mgr Gaillot nous fera de la Passion…
Ceci dit, que la charité et le pardon aient le dernier mot !
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Elsa
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P. Joseph-Marie
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Bien sûr : un amour infini qui triomphe du non-amour qui nous tient dans ses filets. Mais le non-amour ou le mal, n’est pas une simple absence de bien : il suffit de songer aux camps de la mort pour s’en rendre compte. Jésus dans sa Passion affronte l’ennemi du genre humain ; comme d’ailleurs les évangélistes le disent explicitement, et comme Saint Jean le rappelle, aussi bien dans ses lettres que dans l’Apocalypse.