Benoît XVI a consacré sa catéchèse du mercredi, en la salle Paul VI du Vatican, à ce saint d’origine bordelaise, gouverneur de la région de Naples, marié à une Catalane, et devenu évêque dans le Sud de l’Italie : il est considéré comme un des grands poètes chrétiens.
C’est en voyant la foule « se presser sur la tombe du martyr saint Félix », à Cimitile, près de Nole, qu’il se convertit, expliquait le pape. Le prix de cette conversion fut qu’il « tomba en disgrâce auprès des responsables politiques », mais sa foi lui fit dire que « l’homme sans le Christ n’est que poussière et ombre ».
« Ses écrits, a poursuivi le pape, sont des chants de foi et d’amour, et il en ressort aussi le sens de l’Église comme mystère d’unité, poussant les fidèles à l’amitié et à la communion spirituelle, sous la conduite de l’Esprit Saint. Le témoignage de Paulin de Nole nous aide aussi à comprendre ce que présente le Concile parlant de l’Église comme communion intime avec Dieu et de l’unité du genre humain ».
Il a laissé une correspondance avec ses amis : saint Martin, saint Ambroise, saint Augustin, Sulpice Sévère, l’empereur Théodose et le pape Anastase.