La Saint-Père présente cette semaine l’un des plus grands Pères de l’Eglise, dont la statue est parmi les quatre qui entourent la Chaire de saint Pierre à Rome.

Poursuivant notre parcours parmi les grands maîtres de la foi dans l’Église ancienne, nous nous arrêtons aujourd’hui sur Athanase d’Alexandrie, considéré déjà peu après sa mort, par saint Grégoire de Nazianze, comme « la colonne de l’Église ».

Sa théologie de l’Incarnation du Verbe a fait de lui l’adversaire le plus redoutable et le plus tenace de l’hérésie arienne, qui niait la divinité de Jésus.

Né au tout début du quatrième siècle, il participa au Concile de Nicée comme secrétaire de son évêque, auquel il succédera sur le siège d’Alexandrie. Bien que condamné par le Concile qui avait défini le caractère « consubstantiel » du Père et du Fils, l’arianisme sera réhabilité par l’empereur ; cela entraînera pour Athanase plusieurs longs exils qui n’infléchiront jamais la force et la rectitude de son témoignage. Au contraire, ses séjours à Trèves et à Rome lui permirent de soutenir et de propager la foi de Nicée en Occident.

Ces tribulations firent aussi de saint Athanase un instrument providentiel pour faire connaître la figure de saint Antoine du désert, dont il fut un ami proche et qu’il imita par ses choix de vie. À travers la publication de La vie d’Antoine, qui connut partout un immense succès, il contribua de manière décisive au développement du monachisme.